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"La méthode paie" mais... : le gouvernement accueille avec "prudence" les "bonnes surprises" sur le déficit
information fournie par Boursorama avec Media Services 27/03/2026 à 11:04

L'Insee a annoncé un déficit pour 2025 à 5,1%, plus bas qu'attendu. "Aucune raison de se satisfaire", note Bercy.

Sébastien Lecornu, à Vernon, le 15 mars 2026 ( POOL / MARTIN LELIEVRE )

Sébastien Lecornu, à Vernon, le 15 mars 2026 ( POOL / MARTIN LELIEVRE )

Face à un déficit public légèrement revu à la baisse, Sébastien Lecornu a prôné vendredi 27 mars une "maîtrise" des finances publiques "quoi qu'il arrive", pour ne pas revenir aux dépenses du "quoi qu'il en coûte". Après les annonces de l'Insee, qui a confirmé un déficit de 5,1% en 2025 contre 5,4% dans ses prévisions antérieures, le Premier ministre envisage "avec prudence" de passer "sous les 5%" de déficit cette année, malgré les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine.

Du "quoi qu'il en coûte" au "quoi qu'il arrive"

"On a connu le 'quoi qu'il en coûte'. Je crois qu'on peut dire que la maîtrise des finances publiques en transparence doit se faire quoi qu'il arrive désormais", a affirmé le Premier ministre en introduisant une réunion à Bercy de ministres sur les finances publiques, jugeant "préoccupante" la guerre au Moyen-Orient en matière économique.

Les hausses d'impôts en cause

Il avait juste avant d'arriver affirmé sur X qu'il envisageait "avec prudence" de passer "sous les 5%" de déficit public en 2026, après l'annonce par l'Insee d'un déficit pour 2025 à 5,1%, moins élevé qu'attendu. La tendance s'explique par des recettes qui "accélèrent du fait de la hausse des impôts", note ainsi l'Insee.

"La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi. On continue — avec prudence — pour passer sous les 5% en 2026", a écrit le Premier ministre sur le réseau social. "La situation géopolitique jouera, mais notre volonté collective aussi".

"Ce sont des bonnes surprises qu'il faut relativiser quand on est encore à 5,1% de déficit, aucune raison de se satisfaire ou de s'auto-congratuler", a-t-il complété à Bercy, alors que la guerre au Moyen-Orient suscite beaucoup d'incertitudes sur le plan énergétique et économique.

Face à la flambée des prix des carburants, il a affirmé que "quand on est à 5,1 % de déficit, il n'y a pas de cagnotte" mais que ses ministres allaient revenir dans la soirée sur des "mesures d'accompagnement de filières" voire des "aides sectorielles" "ciblées", "mensuellement renouvelables".

Lecornu insiste sur la question des arrêts maladie

Sébastien Lecornu, qui est parvenu à faire passer le budget pour 2026 sans être censuré, alors qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, a également estimé que "la stabilité politique crée mécaniquement des recettes". "Le fait que le bateau repartait et que ça refonctionnait, a recréé des perspectives qui nous permettaient évidemment d'avoir des recettes qui rentrent", a-t-il fait valoir.

Sur le budget de la Sécu, le chef du gouvernement a souhaité "qu'on affine évidemment le pilotage" en pointant une "dérive très préoccupante" du nombre d'arrêts maladie susceptible d'aggraver le déficit public. "Si on les traite trop tard dans l'année, on ne pourra pas avoir d'action possible, utile, efficace", a-t-il prévenu,

Les arrêts de travail abusifs ont fait l'objet de plusieurs réunions à Matignon et sont au coeur d'âpres discussions entre le gouvernement et les médecins libéraux.

Dans le projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales, le gouvernement a supprimé par un amendement le caractère obligatoire de la "mise sous objectifs" par l'Assurance maladie des médecins qui surprescrivent des arrêts de travail. Mais "tout ça ne vaut pas si en même temps on ne fait pas quelques réformes structurelles", a-t-il ajouté, en évoquant certaines "en préparation pour les collectivités locales" et "d'autres" liées à l'assurance chômage.

7 commentaires

  • 12:06

    Il y en a qui se contentent de peu, il faut dire qu'au regard des moyens mis en oeuvre ils ne peuvent pas faire les difficiles. Pour rappel charge de la dette 2026 : environ 60 milliard d'euros (une paille)


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