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La France va annoncer une réduction des effectifs de Barkhane au Sahel, selon des sources
information fournie par Reuters 10/06/2021 à 13:50

LA FRANCE VA ANNONCER UNE RÉDUCTION DES EFFECTIFS DE BARKHANE AU SAHEL

LA FRANCE VA ANNONCER UNE RÉDUCTION DES EFFECTIFS DE BARKHANE AU SAHEL

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron va annoncer jeudi une réduction du nombre des troupes françaises engagées dans l'opération Barkhane au Sahel, où elles contribuent à la lutte contre les groupes djihadistes, ont déclaré à Reuters deux sources au fait de la décision.

Cette décision a été prise mercredi durant un conseil de défense. Le chef de l'Etat doit s'exprimer jeudi après-midi lors d'une conférence de presse.

Les effectifs de Barkhane avaient été portés de 4.500 à 5.100 hommes à la fin février 2020 après un sommet réunissant la France et le G5 Sahel (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie) à Pau.

Des "propositions sur la suite de l'engagement de la France au Sahel" avaient été soumises à Emmanuel Macron par l'état-major des armées à la fin de l'année dernière, avait-on appris de source militaire.

L'Elysée avait néanmoins repoussé sa décision sur une éventuelle réduction des effectifs lors d'un sommet virtuel qui avait réuni en février la France et ses alliés du G5 Sahel.

Le Tchad avait annoncé à cette occasion l'envoi d'un bataillon de 1.200 hommes en renfort dans la zone dite des "trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, où les mouvements djihadistes sont particulièrement actifs.

Des sources militaires et diplomatiques françaises avaient précisé que tout ajustement du dispositif de Barkhane dépendrait des progrès sur le terrain, mais aussi du niveau d'implication des partenaires européens de la France dans la task force Takuba, qui accompagne les armées malienne et nigérienne au combat.

Les sources n'ont pas précisé l'ampleur de la réduction d'effectifs qui devrait être annoncée jeudi.

Cette annonce interviendra peu après la prise du pouvoir au Mali du colonel Assimi Goïta, qui a écarté les dirigeants civils de transition installés après un coup d'Etat dont il était déjà à l'origine en août dernier.

Emmanuel Macron a qualifié cette prise de pouvoir de "coup d'Etat dans le coup d'Etat" et la France a annoncé le 3 juin qu'elle suspendait à titre conservatoire ses opérations militaires conjointes avec les forces maliennes du fait de la situation dans ce pays.

Le ministère des Armées n'a pas souhaité faire de commentaire jeudi. L'Elysée n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters.

(John Irish, avec Hayat Gazzane et Tangi Salaün, édité par Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey)

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