par David Lawder et Jacob Bogage
La dette totale des États-Unis a dépassé pour la première fois les 40.000 milliards de dollars, a rapporté mercredi le département américain du Trésor, alimentant les craintes d'une crise financière à l'horizon alors que le bond des coûts liés aux programmes sociaux et aux versements d'intérêts dépasse de loin les recettes, freinées par les allègements d'impôts.
Selon le dernier rapport du Trésor américain sur les soldes de trésorerie et de dette, l'encours total de la dette publique des Etats-Unis s'élevait mardi à 40.047 milliards de dollars, dont 32.266 milliards de dollars de titres obligataires et 7.782 milliards de dollars de dette intra-gouvernementale.
La dette du gouvernement fédéral américain a plus que doublé en moins d'une décennie, alors qu'elle s'élevait à 19.950 milliards de dollars en janvier 2017 au moment de l'investiture de Donald Trump pour son premier mandat présidentiel.
Environ un tiers de cette hausse s'est produit au cours des deux années d'emprunts frénétiques contractés par le gouvernement américain pour financer les mesures de lutte contre la pandémie de COVID-19 mises en oeuvre par Donald Trump puis Joe Biden. Les choix de politique budgétaire du républicain et du démocrate, combinés à des déséquilibres fiscaux de longue date, expliquent le reste.
Des organismes de surveillance budgétaire alertaient depuis des semaines sur la dette, anticipant que celle-ci dépasserait le seuil des 40.000 milliards de dollars et prévenant qu'une véritable crise financière pourrait éclater si le Congrès américaine ne prend pas les mesures adéquates en matière d'impôts et/ou de dépenses publiques.
(David Lawder et Jacob Bogage)

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