Le ministre des PME et du pouvoir d'achat, Serge Papin, à la sortie de l'Elysée, le 15 avril 2026 à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )
Le ministre des PME et du pouvoir d'achat, Serge Papin, a estimé jeudi que la crise déclenchée par la guerre au Moyen-Orient allait durer, mais il a assuré qu'il n'y avait pour l'instant "pas d'inflation" et que les distributeurs "jouaient le jeu" sur le prix du carburant.
"La crise va durer, c'est probable, on ne sait pas si c'est quelques semaines ou quelques mois", a relevé M. Papin sur BFMTV/RMC, tout en soulignant que les négociations entre les belligérants continuaient. "Plus l'accord va prendre le temps d'aboutir, plus il sera sérieux : donc il faut être patient", a-t-il ajouté.
M. Papin a indiqué que la courbe des marges des distributeurs de carburant contrôlée par les services de la Direction de la Concurrence et de la Consommation (DGCCRF) montrait "qu'au début de la crise, il y a eu une petite envolée des prix, des marges, et qu'après, les choses se sont lissées, que les distributeurs ont joué le jeu. On continue à s'en assurer", a-t-il dit, rappelant avoir "des outils" pour le faire, notamment un projet de décret qui pourrait plafonner les marges.
Il a par ailleurs assuré qu'il y avait "une stabilité des prix" alimentaires, qui ont "progressé précisément de 0,04%" avec la crise. Interrogé sur une possible réouverture des négociations commerciales entre producteurs et distributeurs, il a estimé qu'il n'y avait "pas d'urgence".
"On va faire un point, sans doute à la fin du deuxième trimestre, et on verra les conséquences qu'il faut en tirer", a-t-il ajouté.
Serge Papin a par ailleurs estimé que Michel-Edouard Leclerc "exagér(ait)", dans ses critiques à l'encontre des contrôles du prix à la pompe, très médiatisés, en arguant que le ministre, lui-même ancien patron de Système U, "sait qu'on prend pas de marge" sur les carburants. "Il me cherche, et ce n'est pas d'aujourd'hui. (...) Il oublie juste une chose, (...) je suis ministre de la République, et donc (...) j'ai changé de registre. Lui, il est dans la défense de ses intérêts, moi je suis dans la défense des Français", a répliqué le ministre.
Sur l'immigration de travail enfin, M. Papin a jugé qu'avec "une démographie en berne", il faudrait avoir "une intégration en fonction des besoins, mais que ce soit réfléchi, débattu, compris", et qu'on "n'associe pas systématiquement les problèmes d'immigration et les problèmes de sécurité".

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