L'euro réagit peu jeudi au repli de l'activité du secteur privé dans la zone euro en avril, les analystes tablant toujours sur un maintien des taux de sa banque centrale la semaine prochaine face à l'incertitude géopolitique.
( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )
Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), la monnaie unique européenne lâchait 0,07% à la devise américaine, à 1,1696 dollar pour un euro, et refluait de 0,08% contre la livre, à 86,62 pence pour un euro.
L'indice d'activité PMI Flash pour la zone euro publié jeudi par S&P Global a reculé ce mois-ci pour la première fois depuis 16 mois, miné par les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur l'énergie et les chaînes d'approvisionnement.
Ce baromètre, calculé sur la base de sondages auprès d'entreprises, est tombé à 48,6 points ce mois-ci, contre 50,7 points en mars, en deçà de la médiane des attentes analystes sondés par Bloomberg, de 50,1.
Un chiffre situé sous la barre des 50 points signale une baisse de l'activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.
La veille, l'euro avait déjà pâtit de la forte révision à la baisse de la prévision de croissance en Allemagne.
Cependant, ces nouvelles données sur l'activité "ne suffiront pas à convaincre la Banque centrale européenne (BCE) de modifier ses taux d'intérêt la semaine prochaine, compte tenu des perspectives qui demeurent très incertaines", estime Andrew Kenningham, de Capital Economics.
La hausse des prix dans la zone euro au mois de mars a par ailleurs atteint 2,6% sur un an, son plus haut niveau depuis juillet 2024, faisant planer le spectre de la stagflation, qui combine une faible croissance et une forte inflation.
Au Royaume-Uni à l'inverse, l'activité du secteur privé a progressé en avril, à 52 points, contre 50,3 en mars, et 49,8 projetés par les analystes.
"Cela pourrait inciter certains membres de la Banque d'Angleterre", qui se réunit également la semaine prochaine, "à s'inquiéter davantage des risques d'inflation à la hausse que des risques de ralentissement de l'activité", juge Paul Dales, analyste chez Capital Economics.
Le "principal sujet" demeure la guerre au Moyen-Orient, rappelle Antje Praefcke, de Commerzbank.
L'Iran exclut à ce stade de rouvrir ce passage stratégique tant que durera le blocus de ses ports par les Etats-Unis.
"En l'absence de signes d'une nouvelle escalade susceptible de faire grimper le dollar, et compte tenu de l'absence de perspective de fin du conflit - ce qui pourrait entraîner des ventes massives de billets verts - une attitude attentiste s'impose", remarque l'analyste.
Cours de jeudi Cours de mercredi
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09H30 GMT 22H00 GMT
EUR/USD 1,1696 1,1705
EUR/JPY 186,80 186,68
EUR/CHF 0,9177 0,9184
EUR/GBP 0,8662 0,8669
USD/JPY 159,71 159,48
USD/CHF 0,7846 0,7847
GBP/USD 1,3503 1,3502
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