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La Cour de justice de l'UE donne gain de cause aux éditeurs d'Astérix et Obélix
information fournie par Reuters 13/05/2026 à 18:12

Les drapeaux de l'Union européenne flottent à Bruxelles

Les drapeaux de l'Union européenne flottent à Bruxelles

La Cour de justice de ‌l'Union européenne a infirmé mercredi une décision de l'Office européen pour la propriété ​intellectuelle (EUIPO) qui s'était opposé à une demande des éditeurs français d'Astérix d'annuler l'enregistrement de la marque "Obelix" pour des armes et des explosifs.

En 2022, l'EUIPO avait ​validé cette appellation au profit d'un fabricant polonais d'armes à feu, munitions et explosifs.

Les Éditions Albert ​René, éditeur de la série de ⁠bandes dessinées Astérix & Obélix, avaient alors exigé son annulation en invoquant leur ‌marque déposée antérieure "OBELIX" et l'atteinte portée à la réputation des célèbres personnages gaulois.

L'EUIPO s'y était opposé, estimant que la preuve ​de la renommée de ‌la marque "OBELIX" n'avait pas été suffisamment établie.

Dans sa décision ⁠d’annulation, la Cour de justice de l'UE estime que l’appréciation de la renommée de la marque "OBELIX" reposait "sur une analyse incomplète et erronée".

Elle ne tenait pas ⁠correctement compte d’exemples ‌de divers produits sur lesquels le terme "Obelix" ou "Obélix" figurait accompagné ⁠du symbole indiquant qu’il s’agissait d’une marque enregistrée, et de preuves ‌selon lesquelles ce signe avait été utilisé en combinaison avec ⁠le signe Astérix, est-il précisé.

La série française de bandes dessinées ⁠Astérix a été ‌créée en 1959 et met en scène un personnage truculent nommé Obélix, le ​meilleur ami d'Astérix le Gaulois ‌créé par Albert Uderzo et René Goscinny.

"La protection et le respect de notre univers sont essentiels. ​Non seulement Astérix et Obélix sont des personnages de fiction populaires mais aussi des marques notoires et il n’est pas envisageable de les ⁠détourner pour des usages dommageables à leurs valeurs", ont réagi les Editions Albert René dans un communiqué.

L'éditeur se félicite de la décision de la justice européenne "à un moment où la reconnaissance du travail des artistes et des talents est régulièrement remise en question"."

(Par Dominique Vidalon; Version française Matthieu Huchet, ​édité par Sophie Louet)

2 commentaires

  • 13 mai 22:29

    Exact adnstep. Les bourre-pifs d'Obélix ne tuent jamais. C'est leur marque de fabrique.


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