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La BCE devra à nouveau relever ses taux face aux risques inflationnistes - Kazimir
information fournie par Reuters 02/11/2026 à 13:13

Forum de la BCE, à Sintra

Forum de la BCE, à Sintra

La Banque centrale européenne (BCE) devra ‌à nouveau relever ses taux d'intérêt pour éviter que l'inflation élevée ne se pérennise, et ​il est possible que les marchés sous-estiment l'ampleur des mesures nécessaires, a averti lundi Peter Kazimir, gouverneur de la Banque de Slovaquie.

La BCE a maintenu ses taux inchangés la semaine ​dernière, mais depuis lors, plusieurs responsables de l'institution ont plaidé en faveur d'une nouvelle hausse des coûts d'emprunt, en plus ​des deux déjà adoptées en juin et en ⁠septembre, et ont demandé qu'elle soit mise en oeuvre dès que possible, arguant ‌que les coûts élevés de l'énergie pourraient entraîner des effets de second tour.

"Pour moi, la question n'est plus tant de savoir si de nouvelles ​mesures seront nécessaires, mais plutôt ‌combien il en faudra encore", a déclaré celui qui est également ⁠membre du Conseil des gouverneurs de la BCE et figure de proue parmi les partisans d'une politique monétaire restrictive.

"Les marchés sous-estiment peut-être encore ce qui est nécessaire. La question ne ⁠porte pas sur une ‌seule réunion ou une seule mesure. Il s'agit de la trajectoire à ⁠suivre pour ramener l'inflation à son objectif et la maintenir à ce niveau", a-t-il ‌ajouté.

Les marchés financiers tablent désormais sur deux à trois hausses de taux ⁠de la part de la BCE au cours de l'année à venir.

Jeudi ⁠dernier, lorsqu'elle a maintenu ‌ses taux inchangés, la BCE a invoqué l'absence d'effets secondaires sur l'inflation, une croissance salariale ​qui reste modérée et les risques que ‌représente pour l'économie la hausse vertigineuse des coûts de financement.

Selon Peter Kazimir, ces chiffres ne sont pas forcément aussi ​rassurants que certains le pensent, car les pressions sur les coûts pourraient s'accumuler avant que les entreprises ne les répercutent.

"Attendre d'avoir des certitudes ne constitue pas nécessairement ⁠une bonne politique", a-t-il dit.

Il a également averti que le ralentissement de la croissance n'affaiblit pas nécessairement la hausse des prix, puisque les pressions sur les coûts s'accumulent déjà depuis des mois.

"La pause de la semaine dernière n'était pas une ligne d'arrivée (...) Nous devons agir avant qu'une inflation élevée ne commence à paraître normale", a-t-il défendu.

(Balazs Koranyi, version française Diana ​Mandiá, édité par Augustin Turpin)

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