Les chiffres seront possiblement "un peu au-dessus", a indiqué le directeur général de la Banque en charge des études économiques, Olivier Garnier.
( AFP / FRANCK FIFE )
Dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture parue mardi 13 janvier, la Banque de France a indiqué que la croissance du PIB français a été "d'au moins 0,2%" au quatrième trimestre.
"Sur la base des informations de notre enquête mensuelle de conjoncture, complétées par d'autres données disponibles, nous estimons que le PIB aurait progressé au quatrième trimestre d'au moins 0,2%", a annoncé la banque centrale.
Jusque-là, elle prévoyait déjà une croissance de 0,2% en fin d'année. Mais les derniers chiffres, recueillis la dernière semaine de décembre et la première de janvier auprès de 8.500 chefs d'entreprises, ajoutent cette nuance "d'au moins" 0,2%, et peut-être "un peu au-dessus", a glissé lors d'une conférence de presse le directeur général de la Banque en charge des études économiques, Olivier Garnier.
L'Insee a la même prévision, après un troisième trimestre robuste à 0,5%. Sur l'ensemble de 2025, les deux instituts prévoient une croissance de 0,9%.
"L'activité a été tout à fait résiliente" en 2025, a ajouté M. Garnier, d'autant que tant l'industrie que les services affichent une progression de leur activité dans cette enquête.
Ainsi, dans l'industrie manufacturière, "les soldes d'opinion" sur l'activité "sont supérieurs à leur moyenne sur dix ans pour le septième mois consécutif", relève M. Garnier. Donc "une activité qui reste soutenue et, comme les mois précédents, elle est supérieure à ce qui était anticipé le mois précédent par les chefs d'entreprises".
De même, "le taux d'utilisation des capacités de production est sur une pente de remontée, après un point bas fin 2024".
Le secteur qui tire l'activité reste celui de l'aéronautique, ainsi que ceux liés à la défense. Cependant, le solde d'opinion sur les carnets de commandes est négatif, ce qui signifie que davantage de chefs d'entreprises les jugent "dégarnis".
Paris et sports d'hiver
La Banque de France a observé néanmoins que, dans l'industrie, ce solde était très légèrement positif en janvier, traduisant "une stabilisation de l'activité". Dans les services marchands, on assiste à une "poursuite de l'expansion de l'activité", "sur des rythmes modérés", avec une hétérogénéité dans les secteurs.
Ainsi, l'activité a progressé en décembre dans l'hébergement-restauration, "notamment en lien avec la clientèle étrangère et plutôt haut de gamme, notamment à Paris et aux sports d'hiver" , selon M. Garnier. Les services à la personne, l'édition et la publicité ont progressé aussi. En revanche, les services aux entreprises ont plutôt connu une activité en retrait en décembre.
L'enquête note "assez peu d'évolution" dans le bâtiment, en décembre et en janvier. Cela recouvre une divergence, explique M. Garnier, "entre le second œuvre qui bénéficie de la rénovation énergétique et le gros œuvre, où l'activité reste en retrait". Enfin, l'enquête montre dans les trois secteurs – industrie, services, bâtiment – un indicateur d'incertitude en repli par rapport au niveau très élevé de l'été. "Mais on reste très au-dessus de la normale, et la principale source d'incertitude porte sur les discussions budgétaires", d'après l'économiste.
Le budget est revenu mardi en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Malgré l'optimisme affiché par les ministres de Bercy en vue d'un "compromis" permettant un vote, comme celui de la Sécurité sociale en décembre, les hypothèses d'une adoption par 49.3 ou d'ordonnances semblaient les plus probables.
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