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L'utraconservateur Ebrahim Raïssi remporte la présidentielle, selon la télévision publique
information fournie par Reuters19/06/2021 à 11:05

L'UTRACONSERVATEUR EBRAHIM RAÏSSI REMPORTE LA PRÉSIDENTIELLE, SELON LA TÉLÉVISION PUBLIQUE

L'UTRACONSERVATEUR EBRAHIM RAÏSSI REMPORTE LA PRÉSIDENTIELLE, SELON LA TÉLÉVISION PUBLIQUE

par Parisa Hafezi

DUBAI (Reuters) - L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a remporté l'élection présidentielle iranienne, rapporte samedi la télévision publique, succédant au modéré Hassan Rohani qui quitte la présidence après deux mandats, au terme d'un scrutin marqué par une abstention massive.

Ancien magistrat, Ebrahim Raïssi est un proche de l'ayatollah Ali Khamenei, véritable détenteur du pouvoir, et sa victoire pourrait à terme lui permettre de succéder au Guide suprême de la révolution.

Cacique du régime théocratique iranien, Ebrahim Raïssi devra reprendre en main les négociations ouvertes à Vienne sur la relance de l'accord de 2015 qui encadre les activités nucléaire iranienne.

Selon un décompte encore partiel rendu public lors d'une conférence de presse télévisée, Ebrahim Raïssi a obtenu 17,8 millions de voix lors de ce scrutin marqué par une abstention massive, seuls 28 millions d'Iraniens sur un corps électoral de 59 millions s'étant déplacés pour voter.

Âgé de 60 ans, Ebrahim Raïssi est visé par des sanctions américaines, les Etats-Unis l'accusant de violations des droits de l'homme.

Donné favori par les sondages, le nouveau président iranien était opposé à deux autres candidats conservateurs et à un modéré, l'ancien gouverneur de la banque centrale Abdolnasser Hemmati, qui lui a adressé ses félicitations.

Outre la disqualification de plusieurs candidats modérés, une partie de la population déplorait avant le scrutin des difficultés économiques exacerbées par des sanctions américaines, mais aussi de la corruption, de la gestion du pays et de la répression qui a suivi les manifestations de 2019 contre la hausse du prix de l'essence.

L'élite dirigeante a aussi été affaiblie début 2020 par la chute d'un avion de ligne ukrainien, abattu par erreur par des tirs de missiles iraniens peu après son décollage de Téhéran dans un moment de fortes tensions avec les Etats-Unis après l'assassinat ciblé en Irak du général Qassem Soleïmani, chef de l'unité d'élite des Gardiens de la révolution. Cette erreur a fait 176 morts.

(Rédaction de Dubaï, version française Nicolas Delame)

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