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L'UE veut négocier rapidement pour échapper aux droits de douane de Trump
information fournie par Reuters 04/02/2025 à 14:26

Le Parlement européen vote sur l'approbation de la nouvelle Commission européenne, à Strasbourg

Le Parlement européen vote sur l'approbation de la nouvelle Commission européenne, à Strasbourg

par Philip Blenkinsop

L'Union européenne (UE) veut engager rapidement des discussions avec les États-Unis au sujet des droits de douane envisagés par le président Donald Trump, a indiqué mardi le commissaire au commerce Maros Sefcovic.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part déclaré que l'Union protégerait ses intérêts dans les négociations.

Maros Sefcovic, qui s'exprimait avant une réunion des ministres de l'UE sur le commerce et la compétitivité, a dit qu'il souhaitait un "engagement précoce" et attendait la confirmation de la nomination par Donald Trump du financier Howard Lutnick au poste de secrétaire au Commerce.

"Nous sommes prêts à engager immédiatement des discussions et nous espérons qu'à travers cet engagement précoce, nous pourrons éviter les mesures qui perturberaient fortement la relation commerciale et d'investissement la plus importante de la planète," a-t-il déclaré aux journalistes.

Ursula von der Leyen a quant à elle déclaré que la première priorité de l'exécutif européen était de travailler sur les nombreux domaines dans lesquels les intérêts de l'UE et des États-Unis convergent, tels que les chaînes d'approvisionnement critiques et les technologies émergentes.

Lors d'un discours à Bruxelles, elle a ajouté que l'UE était prête à mener des négociations difficiles pour régler les différends et jeter les bases d'un partenariat plus fort.

"Nous serons ouverts et pragmatiques quant à la manière d'y parvenir. Mais nous ferons également clairement savoir que nous protégerons toujours nos propres intérêts, quel que soit le moment et la manière dont cela sera nécessaire", a-t-elle dit.

Les responsables de l'UE affirment que les contacts avec l'administration Trump ont été limités jusqu'à présent, soulignant que les personnes choisies par le président pour les postes les plus importants ne peuvent pas parler à leurs homologues étrangers tant que leurs nominations n'ont pas été confirmées.

La réunion de l'UE à Varsovie a débuté quelques heures seulement après l'entrée en vigueur de droits de douane supplémentaires de 10% imposés par les États-Unis sur les produits chinois, qui ont poussé Pékin à riposter.

Le Canada et le Mexique devaient également se voir imposer des droits de douane de 25% par les États-Unis mardi, mais ils ont chacun obtenu un sursis de 30 jours.

Donald Trump, qui s'est plaint à plusieurs reprises du déficit commercial des États-Unis avec les 27 Etats membres de l'UE, a déclaré qu'elle serait la prochaine sur la liste.

Maros Sefcovic a indiqué que ce déficit, en incluant les services, était d'environ 50 milliards d'euros, soit environ 3% du total annuel des échanges commerciaux entre l'UE et les États-Unis - qui s'élève à 1.500 milliards d'euros - tandis que 4 millions d'emplois des deux côtés de l'Atlantique dépendent de cette relation commerciale.

"Nous pensons que grâce à un engagement constructif et à des discussions, nous pouvons résoudre ce problème", a-t-il dit.

Maros Sefcovic n'a pas expliqué comment l'UE pourrait négocier, mais certains ministres ont offert des conseils sur l'approche à adopter.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, qui était Premier ministre pendant le premier mandat de Donald Trump, a déclaré que l'UE devait être unie et forte et ne pas commencer les négociations par des concessions.

"Ce n'est pas le souk de Marrakech", a-t-il dit. "On ne propose pas. On écoute, on échange, on dit des choses. On ne propose pas."

Le ministre irlandais du Commerce, Peter Burke, a également déclaré qu'il n'était pas utile à ce stade de faire des offres.

(Reportage de Philip Blenkinsop, avec Bart Meier et Lili Bayer, version française Benjamin Mallet, édité par Kate Entringer)

17 commentaires

  • 04 février 16:32

    Rome aussi formait des barbares pour la servir ... des gaulois , des germains ... c est clair que les romains n ont pas eu de chance ... avec les germains ... à suivre un germain on finit en pleine foret et on perd 3 legions ... de nos jours le germain ne peut plus trahir son maitre ... la sanction serait immediate , le pays est occupé depuis 45 ... qd l Oncle Sam parle ... le germain est docile , il se tait , acquiese de la tete et obeit ....


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