Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Fermer

L'organisation patronale U2P se retire des négociations sur les retraites
information fournie par Reuters 18/03/2025 à 10:36

Le président français Emmanuel Macron écoute le discours de Dominique Metayer, président de l'union française des entreprises locales U2P

Le président français Emmanuel Macron écoute le discours de Dominique Metayer, président de l'union française des entreprises locales U2P

L'Union des entreprises de proximité (U2P) a annoncé mardi son retrait des négociations en cours entre partenaires sociaux sur les retraites, mettant un peu plus en difficultés le "conclave" lancé par le gouvernement pour revoir la réforme contestée de 2023.

L'U2P est la première des trois organisations patronales représentatives - en plus du Medef et de la CPME - à quitter la table des négociations. Du côté des syndicats de salariés, Force ouvrière (FO) avait quitté la concertation dès le lancement du "conclave" fin février.

Disant vouloir appeler à une "prise de conscience", l'U2P met en avant le contexte international et la volonté du gouvernement de renforcer ses dépenses militaires ainsi que les projections de la Cour des comptes, qui a prévenu le mois dernier que sur la base du système actuel, le déficit de financement des retraites pourrait atteindre 30 milliards d'euros en 2045.

"Est-il vraiment sérieux dans ce contexte de déficits structurels et de projections alarmantes, de continuer à emprunter la voie d’un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans ou d’une réduction de la durée d’activité requise pour accéder à la retraite ?", indique l'U2P dans un communiqué.

Ce retrait intervient alors que le Premier ministre François Bayrou a jeté le trouble dimanche sur la concertation en excluant un retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, suscitant la colère des syndicats et de la gauche.

La concertation sur les retraites, promise "sans tabou" par le chef du gouvernement, doit s'achever fin mai.

Les syndicats, notamment la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et la confédération générale du travail (CGT), souhaitent revenir sur l'âge de départ à la retraite fixé à 64 ans par la réforme de 2023.

Chez le patronat, la principale organisation Medef a estimé dès le départ que la remise en chantier de la réforme était une "erreur".

"On partage le diagnostic de l'U2P. Compte tenu du contexte politique, effectivement on peut s'interroger sur le bien-fondé du conclave", a déclaré mardi sur BFMTV la vice-présidente du Medef Paola Fabiani, excluant toutefois que son organisation se retire des négociations.

"Nous, ce qu'on veut c'est arriver à ce que les syndicats s'accordent sur la nécessité de trouver un équilibre financier de ces retraites. Le Medef étant le premier syndicat [patronal], on a une responsabilité de prendre du recul et d'essayer d'arriver à cet objectif".

(Rédigé par Blandine Hénault, édité par Augustin Turpin)

1 commentaire

  • 18 mars 11:06

    IL faut être sérieux et aligner l'âge de la retraite comme dans la plupart des pays de l'OCDE.
    Avec le recul, on voit l'énorme erreur de F Mitterrand de passer l'âge de 65 à 60 ans.
    On en serait pas là aujourd'hui .
    Moi même, j'ai voté pour lui en 1981 et 1988, et j'ai quelques regrets sur certains sujets.
    Mais c'est vrai ,pour n'importe quel président.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi