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"L'Europe ne comprend pas le monde qui a changé" : face à Donald Trump, François Hollande préconise le "rapport de force"
information fournie par Boursorama avec Media Services 06/01/2026 à 11:01

"Ce qui compte pour lui, c'est jusqu'où je peux aller sans être arrêté dans mes décisions", a analysé l'ancien chef de l'État.

François Hollande à Paris, le 4 décembre 2025. ( AFP / THOMAS SAMSON )

François Hollande à Paris, le 4 décembre 2025. ( AFP / THOMAS SAMSON )

L'ancien président François Hollande a estimé mardi 6 janvier que l'Europe devait entrer dans un "rapport de force" avec Donald Trump, sur le modèle de la Chine, et cesser d'essayer de convaincre un président américain qui n'a "plus aucun respect pour les règles démocratiques".

"L'Europe ne comprend pas le monde qui a changé, elle pensait que les dirigeants américains (...) avaient toujours l'idée d'une solidarité transatlantique et d'une défense de la démocratie", a déclaré le désormais député socialiste de Corrèze sur franceinfo .

Mais "c'est fini, les États-Unis ne se considèrent plus comme protecteurs de l'Europe" et "les États-Unis, avec l'administration Trump, n'ont plus aucun respect pour les règles démocratiques", a-t-il ajouté en référence à la capture par l'armée américaine du président du Venezuela , Nicolas Maduro, ce week-end.

"Ne pas se fâcher" avec Donald Trump

De ce point de vue, il a critiqué la position du président de la République, Emmanuel Macron, qui a choisi dans sa première réaction, comme "beaucoup de dirigeants européens", de "ne pas se fâcher" avec Donald Trump "pour essayer de l'influencer, de le convaincre, de le tordre même sur l'Ukraine ou sur d'autres sujets".

François Hollande a défendu, à l'inverse, "le rapport de force" avec le président américain, sur le modèle de la Chine avec les droits de douane. "Ce qui compte pour lui, c'est jusqu'où je peux aller sans être arrêté dans mes décisions", a-t-il souligné, jugeant que le président français n'aurait pas dû attendre pour critiquer la méthode employée au Venezuela.

Il existe "une ligne majoritaire en Europe qui est de considérer que nous devons tout faire pour garder Donald Trump sur le terrain européen" mais, a-t-il précisé, "regardez comment Donald Trump utilise cette position. Il dit : 'Pourquoi le Groenland m'échapperait, pourquoi moi je n'irais pas jusqu'à finalement intervenir sur le sol européen au bénéfice des États-Unis ?'".

Après l'enlèvement de Nicolas Maduro, Donald Trump n'a pas caché que d'autres pays, comme la Colombie, le Groenland, Cuba, le Mexique ou l'Iran, étaient dans sa ligne de mire.

35 commentaires

  • 07:48

    A ceux qui ne connaissent pas les USA, la réalité est que les Yankees avancent, comme les Chinois, et nous avec des Hollande en pagaille, on recule en continu.
    Quelle honte devrions-nous avoir de laisser parler une personne ayant coulé la France à ce point.
    C'est la même chose avec Merkel.
    La bienpensance socialo-écologiste, assez !


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