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L'Espagne veut faire entrer le droit à l'avortement dans sa constitution
information fournie par Reuters 03/10/2025 à 14:37

Pedro Sanchez lors du sommet 2025 Global Progress Action, à Londres

Pedro Sanchez lors du sommet 2025 Global Progress Action, à Londres

L'Espagne prévoit d'inscrire le droit à l'avortement dans la constitution, a déclaré vendredi le président du gouvernement Pedro Sanchez, la coalition au pouvoir menée par les socialistes considérant que la liberté de procréation est menacée au niveau mondial.

Si ce projet est adopté, l’Espagne deviendrait le deuxième pays au monde à inscrire le droit à l’avortement dans sa Constitution, après la France l’an dernier.

"Avec ce gouvernement, il n'y aura pas de retour en arrière sur les droits sociaux", a écrit Pedro Sanchez dans un message publié sur X.

Le gouvernement de coalition formé par les socialistes et l’extrême gauche multiplie les mesures progressistes et féministes pour rallier sa base électorale, alors que les sondages montrent une montée du soutien au parti d’extrême droite Vox.

Le soutien d’au moins trois cinquièmes de l’hémicycle étant nécessaire pour modifier la Constitution espagnole, la mesure emporter l'approbation d'élus conservateurs du Parti populaire (PP), actuellement dans l'opposition.

Le gouvernement souhaite également modifier les lois sur l’avortement afin d’éviter que les femmes souhaitant interrompre leur grossesse reçoivent de fausses informations visant à les en dissuader.

Selon une déclaration du bureau de Pedro Sanchez, la loi modifiée obligerait les autorités médicales à ne fournir que des informations sur l’avortement fondées sur des preuves scientifiques objectives, conformément aux normes établies par des institutions telles que l’Organisation mondiale de la santé ou l’American Psychiatric Association.

Cette initiative fait suite à l’approbation mercredi par le conseil municipal de Madrid d’une mesure obligeant les services de santé à informer les femmes envisageant un avortement sur ce que l’on appelle le "syndrome post-avortement". La mesure, proposée par Vox, a été adoptée avec les voix du PP.

Selon Vox, ce syndrome, dont l’existence n’est pas scientifiquement reconnue, provoquerait alcoolisme, consommation de drogues, pensées suicidaires et, selon eux, le cancer du système reproducteur féminin.

"Le PP a décidé de fusionner avec l'extrême droite. C'est son choix. Ils peuvent le faire. Mais pas au détriment des libertés et des droits des femmes", a ajouté Pedro Sanchez dans son message.

Les défenseurs des droits génésiques affirment que les efforts mondiaux visant à restreindre les libertés génésiques des femmes se sont intensifiés depuis que la Cour suprême des États-Unis a voté, en 2022, l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade, rendu en 1973, qui reconnaissait un droit constitutionnel à l'avortement.

Au cours de ses deux mandats, le président américain Donald Trump a imposé des restrictions sur l’aide américaine aux organisations étrangères qui pratiquent ou promeuvent l’avortement.

(David Latona, version française Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)

2 commentaires

  • 03 octobre 14:57

    L Espagne veut ... et les espagnols ils veulent quoi ... on voit bien en France qd on nous explique que la France veut .. c est en complete opposition à ce que souhaite le peuple francais ...


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