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JO Alpes 2030 : une nouvelle démission dans le comité d'organisation
information fournie par Boursorama avec Media Services 03/02/2026 à 10:27

Deux autres directeurs ont démissionné depuis décembre. La ministre des Sports Marina Ferrari a demandé une "clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité" du Cojop.

( AFP / TIZIANA FABI )

( AFP / TIZIANA FABI )

Le directeur du comité des rémunérations du Comité d'organisation des JO-2030 (Cojop), Bertrand Méheut, a démissionné , a indiqué lundi 2 février le Comité, confirmant une information du Monde. Ce départ s'ajoute à celui de deux directeurs depuis décembre.

Bertrand Méheut, ancien président du groupe Canal+ et ex-patron du Pari mutuel urbain (PMU), a annoncé à la mi-journée qu'il quittait la présidence du Comité des rémunérations, chargé de donner son avis sur les rémunérations et avantages en nature des salariés des Alpes 2030 , et notamment des cadres dirigeants, a précisé la source proche du dossier.

"Ce départ ne remet pas en cause la gouvernance de l'organisation ni les principes de transparence qui la guident. Un processus de remplacement sera engagé dans les prochaines semaines afin de reconstituer le comité et reprendre ses travaux. L'organisation est pleinement mobilisée pour garantir un cadre de gouvernance clair et conforme à ses engagements", a indiqué le Cojop, dans un communiqué à l' AFP .

Deux autres membres du Comité des rémunérations, dont les identités n'ont pas été précisées, ont également annoncé leur départ, a-t-on appris se source proche du dossier. "Le Comité des rémunérations est une instance externe au COJOP, dont les membres sont désignés par le Conseil d'Administration. Cette instance a un rôle consultatif sur les questions relatives aux rémunérations et plus généralement aux engagements impactant la masse salariale", a précisé Alpes 2030.

Déjà deux départs

Ce départ intervient après deux démissions parmi les directeurs du Cojop.

Début décembre, le Comité avait annoncé la démission de sa directrice des opérations , Anne Murac, cinq mois seulement après son arrivée, sans en donner les raisons. Elle supervisait notamment la "carte des sites" -attribuant les compétitions des différentes disciplines à chacun des quatre grands pôles, Savoie, Haute-Savoie, Nice et Briançonnais- et qui ne sera arrêtée qu'au mois de juin.

Le 23 janvier, c'est le départ du directeur de la communication, Arthur Richer, qui avait été annoncé. Une source proche du comité avait indiqué à l' AFP que "constatant un désaccord sur la stratégie à mettre en place , Arthur Richer a proposé au leadership du Cojop de mettre fin à leur collaboration, ce qui a été accepté".

À la suite de ces deux départs, la ministre des Sports Marina Ferrari avait demandé une "clarification rapide et complète sur la gouvernance et la stabilité" du Cojop.

"Tensions internes"

Dans la foulée, le bureau exécutif du Cojop s'était réuni et ses parties prenantes - le gouvernement, les comités olympique et paralympique, les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes - avaient annoncé le lancement d'une "mission" dans le but de garantir au projet "une organisation plus lisible, stable et opérationnelle".

Avait également été annoncée "la présentation d'une organisation consolidée à l'issue des Jeux de Milan Cortina (6-22 février) et de la mission conduite, lors du bureau exécutif du 19 mars".

Fin janvier, une source proche du dossier avait fait état de "tensions en interne" au Cojop, mais "aussi en externe" avec les institutions du monde sportif, autour des "choix politiques", "stratégiques" ou "managériaux" déjà pris ou à prendre, dans un contexte de divergences entre certains responsables parisiens et des acteurs régionaux.

Les attentes sont notamment fortes autour de la "carte des sites" devant attribuer les compétitions des différentes disciplines à chacun des quatre grands pôles. Lundi, le conseil municipal de Val d'Isère a voté en faveur de son inscription sur la carte des JO-2030, s'engageant à "mobiliser les moyens de la commune" mais sans financement "direct" de la compétition.

Le Président du Comité d'organisation Edgar Grospiron doit présenter mardi une "vision d'avenir" du Cojop devant la session du Comité international olympique (CIO) réunie à Milan, avant l'ouverture des JO d'hiver.

3 commentaires

  • 11:33

    ils démissionnent parce qu'il n'y a aucune perspective de détourner des fonds... ? Ou cela at-il déjà été fait... ? Allez bonne jounée à toutes et à tous !


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