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Le comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030 dans les Alpes françaises (Cojop) a annoncé lundi avoir nommé Vincent Roberti, son actuel directeur général, au poste de président par intérim à la suite du départ d'Edgar Grospiron.
"En Assemblée générale extraordinaire, les parties prenantes du projet ont adopté une modification statutaire autorisant temporairement le directeur général à exercer simultanément les fonctions de président par intérim", précise le Cojop dans un communiqué.
"Cette solution vise à garantir la stabilité de la gouvernance et la continuité des activités du Comité d'organisation dans l'attente de la désignation d'une nouvelle présidente ou d'un nouveau président", ajoute-t-il.
En mai dernier, Vincent Roberti, ancien préfet du Tarn-et-Garonne, avait remplacé Cyril Linette au poste de directeur général, son prédécesseur, qui avait quitté ses fonctions en raison de "désaccords insurmontables" avec Edgar Grospiron.
"J'assure la continuité du Cojop le temps de nommer un nouveau président. Le Cojop est en ordre de marche", a assuré Vincent Roberti, lundi, lors d'un micro tendu à l'issue de l'assemblée générale extraordinaire. "Je vais assurer cet intérim le temps qu'il faudra."
Selon Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, le président de la commission de coordination pour les Jeux de 2030, cette nomination "assure au projet une stabilité et une continuité".
"Nous avons été impressionnés par l'expérience, le professionnalisme, et le leadership tranquille qu'il a pu apporter à ce projet depuis son arrivée", a-t-il ajouté aux côtés de Vincent Roberti.
Le départ d'Edgar Grospiron a été acté jeudi dernier lors du bureau exécutif du Cojop, plus d'un an et demi après sa nomination, plongeant les organisateurs dans une nouvelle crise de gouvernance.
"Le départ du président d'un comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques n'est pas un événement anodin", a déclaré Pierre-Olivier Beckers-Vieujant.
"Le président Grospiron a pris ses responsabilités et il a décidé, après plusieurs réunions et dialogues soutenus, qu'il était temps, suite aux tensions de gouvernance qui ont vu le jour ces derniers mois, qu'il était temps d'apporter une nouvelle présidence pour le comité d'organisation", a ajouté le représentant du Comité international olympique (CIO).
"Il est évident qu'il y a eu des tensions entre les parties prenantes, les uns trouvant sans doute qu'ils ne sont pas assez écoutés, d'autres qu'ils n'ont pas assez de liberté."
Neuf mois après sa première visite en France, la commission de coordination du CIO est réunie jusqu'à mercredi à Lyon (Rhône), où a été délocalisé le pôle glace, initialement prévu à Nice.
"La visite de la commission de coordination a, entre autres, pour but de valider de manière définitive la répartition des sports et des disciplines qui ont été retenus sur Lyon", a expliqué Pierre-Olivier Beckers-Vieujant.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)

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