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JO-2024 : les compensations financières promises aux policiers dans le flou, un syndicat interpelle Darmanin
information fournie par Boursorama avec Media Services 02/08/2024 à 09:19

Face à un gouvernement démissionnaire chargé d'expédier les affaires courantes, le syndicat Unité s'inquiète de la bonne application du dispositif promis pour assurer la présence des forces de l'ordre pendant l'été l'olympique. Les promesses de ce "contrat moral" doit encore être validées par le vote d'un budget 2025 encore incertain.

Des policiers, aux abords de la Seine, le 26 juillet 2024, à Paris ( AFP / NATALIA KOLESNIKOVA )

Des policiers, aux abords de la Seine, le 26 juillet 2024, à Paris ( AFP / NATALIA KOLESNIKOVA )

Un des principaux syndicats de policiers, Un1té, a fait part de son inquiétude concernant le versement effectif des compensations financières promises par le gouvernement démissionnaire pour la mobilisation des policiers durant les Jeux olympiques et paralympiques.

Formaliser l'engagement

Dans un courrier daté de mercredi 31 juillet, adressé au ministre de l'Intérieur démissionnaire Gérald Darmanin et dont l'AFP a eu connaissance, le secrétaire général d'Un1té, Grégory Joron, fait valoir que les promesses de compensations financières du gouvernement ne sont pas gravées dans le marbre. Mais, écrit-il, "le contrat moral entre le ministère et ses agents a été posé. Les agents sont au rendez-vous, présents, à la tâche". Il est "inconcevable que la suite soit hasardeuse et bancale", poursuit Grégory Joron.

Il met l'accent sur le fait que la cérémonie d'ouverture des Jeux, le 26 juillet, à Paris, s'est déroulée "sans problème majeur". "La mobilisation de l'ensemble des personnels (...) aura permis cette réussite en termes de sécurité, dans un contexte social et politique tendu, face à un risque terroriste prégnant", insiste-t-il.

Il a été demandé à la quasi-totalité des effectifs de la police d'être mobilisés durant les jeux et de décaler en conséquence leurs congés, contre la promesse d'une indemnisation. Or avec la dissolution de l'Assemblée nationale et la démission du gouvernement, les ministres ne peuvent qu'expédier les affaires courantes. En outre, le projet de budget pour 2025 doit être bouclé en septembre pour une présentation en Conseil des ministres par un nouveau gouvernement.

Assurer le bon versement des compensations, en temps et en heure

Dans ce contexte d'incertitude politique, Un1té demande à Gérald Darmanin "la mise en place d'une 'cellule garantie JOP' dédiée au dispositif" de compensation. "Cela nous permettrait d'avoir des interlocuteurs ciblés, dédiés et réunis afin d'assurer au mieux notre rôle de représentant des personnels dans l'intérêt des agents".

Les agents "se sont mobilisés, ils ont sacrifié leur été, la compensation de cet engagement hors norme au travers de la mise en paiement des éléments prévus ne doit souffrir d'aucun retard, d'aucun raté ni autre décalage", ajoute Grégory Joron, pour qui "à défaut, l'impact serait dramatique dans les rangs".

Fin janvier, Gérald Darmanin avait annoncé une prime exceptionnelle, portée jusqu'à 1.900 euros pour les policiers et gendarmes travaillant en Île-de-France, versée par l’État en compensation de leur mobilisation pendant les Jeux olympiques (26 juillet - 11 août) et paralympiques (28 août - 8 septembre).

A cette prime doit s'ajouter une indemnité de 50 euros par nuit pour tous les policiers déplacés au moins cinq jours sur des missions de sécurité ou en lien avec les JO-2024.

4 commentaires

  • 02 août 11:09

    Vu les mots qu'utilise LFI pour parler des policiers, ces derniers ont quelques raisons d'être inquiets sur les promesses qui leur ont été faites, dans le cas où NFP accéderait au pouvoir....


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