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"Je règle les problèmes avant" : Ségolène Royal promet la fin des "mouvements sociaux" si elle est élue présidente
information fournie par Boursorama avec Media Services 18/09/2026 à 14:13
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La candidate dénonce un "budget de provocation" de Sébastien Lecornu. "La priorité gouvernementale devrait être de calmer les choses,(...) de reconduire le budget de l'année dernière tranquillement".

Ségolène Royal à Blois, le 29 août 2026. ( AFP / ALAIN JOCARD )

Ségolène Royal à Blois, le 29 août 2026. ( AFP / ALAIN JOCARD )

Elle se voit en spécialiste du déminage social. Candidate à la présidentielle, Ségolène Royal a assuré vendredi 18 septembre que si elle accédait à l'Élysée, "il n'y aura plus de mouvement social", car elle "règle les problèmes" avant qu'ils se déclarent.

"Si un jour je suis présidente de la République, il n'y aura pas de mouvement social", a déclaré l'ancienne candidate à la présidentielle à franceinfo . "Je règle les problèmes avant. Avec moi, il n'y aurait pas eu les gilets jaunes, il n'y aurait pas eu de taxe carbone" , a-t-elle insisté, rappelant qu'à son poste de ministre de la Transition écologique elle avait "supprimé l'écotaxe" sur les poids lourds fin 2014 après le mouvement des "bonnets rouges".

"J'ai prouvé par mes activités ministérielles, ma capacité à déminer" , a-t-elle complété.

En plus de la multiplication récente des blocages menés par des pêcheurs , plusieurs appels à des journées d'actions sont relayés par les syndicats, notamment dans la fonction publique le 29 septembre. Des appels plus informels circulent aussi sur les réseaux sociaux pour des actions le 17 octobre.

Face à cette situation, Ségolène Royal a dénoncé un "budget de provocation" présenté la veille par le chef du gouvernement qui a annoncé un effort budgétaire sans guère de précédent de 54 milliards d'euros en 2027. "Comment se peut-il que, dans le contexte actuel, une grande difficulté, une grande fragilité de l'économie française, puisque nous sommes au bord de la récession, il y a encore des mécanismes comme ça de provocation qui peuvent déclencher des mouvements sociaux, déclencher aussi des peurs", a-t-elle interrogé.

"Reconduire le budget de l'année dernière tranquillement"

A sept mois de l'élection présidentielle, "la priorité gouvernementale devrait être de calmer les choses, d'arrêter de faire peur, de reconduire le budget de l'année dernière tranquillement ", a-t-elle estimé.

La candidate malheureuse face à Nicolas Sarkozy en 2007 a jugé "inadmissible de déclencher ce risque et le gouvernement serait le seul responsable".

Pour elle pourtant, "des solutions existent", comme la suppression des aides publiques aux entreprises reversant des dividendes à leurs actionnaires et la baisse des taxes sur les carburants.

"Les ronds-points, dans quelques jours, vous verrez, seront réoccupés", a prédit de son côté la candidate écologiste à la présidentielle Marine Tondelier sur RMC/BFMTV. "Et ce rond-point, c'est une belle métaphore du mandat de Macron parce que la France, elle a tourné en rond", a-t-elle ajouté.

Alors que son accouchement est imminent, elle a promis, comme à la naissance de son premier fils fin 2018 lors du mouvement des Gilets jaunes, d'aller "au bout de ma rue sur le rond-point soutenir les personnes qui luttent pour leur pouvoir d'achat et pour leurs conditions d'existence".

17 commentaires

  • 21 septembre 08:50

    Elle est vraiment la reine des démagogues, la France est au bord du gouffre, il ne faut rien faire , elle brigue ainsi le vote de tous ceux qui profitent du système social incontrôlé et qui veulent réserver les sacrifices aux autres, quant à son bilan , elle a capitulé lamentablement en matière de taxe carbone et a laissé une situation financière catastrophique après son passage en Poitou Charente


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