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Israël et USA déclenchent une "fureur épique" contre l'Iran, qui riposte
information fournie par Reuters 28/02/2026 à 11:17

(Actualisé avec précisions sur la riposte iranienne dans le Golfe §3, Khamenei et Pezeshkian visés, commandants des Gardiens de la révolution tués §§11-14)

Israël et les États-Unis ontannoncé samedi avoir lancé une campagne de frappes présentées comme "préventives" contre l'Iran, qui devrait durer "plusieurs jours", alors que les médias iraniens faisaient état de nombreuses explosions à Téhéran et dans d'autres villes du pays.

L'armée israélienne et l'agence de presse iranienne Tasnim ont indiqué que l'Iran avait riposté en tirant plusieurs salves de missiles et de drones en direction d'Israël. Aucun dégât n'a été signalé pour le moment.

Les autorités du Bahreïn, du Qatar, des émirats arabes unis et du Koweït, qui hébergent des bases militaires américaines, ont dit avoir intercepté à cette heure tous les missiles qui visaient leur territoire.

"Une importante opération militaire a débuté contre l'Iran", a déclaré Donald Trump après l'annonce initiale par Israël d'une "frappe préventive".

Cette opération, appelée "Fureur épique" par le Pentagone, vise à neutraliser les "menaces imminentes" constituées par le régime iranien, a ajouté le président des États-Unis, qui a affirmé que les capacités de fabrication de missiles balistiques de Téhéran ainsi que sa marine, qui fait notamment peser une menace sur le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, allaient être "anéantis".

Donald Trump avait fait part vendredi de son insatisfaction quant à l'avancée des négociations sur les programme nucléaire et de missiles balistiques de Téhéran. Il a répété samedi que l'Iran ne pourrait jamais se doter de l'arme atomique.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré de son côté que l'opération militaire visait à éliminer une "menace existentielle" pour Israël et à "créer les conditions pour que le peuple iranien puisse prendre son destin en main", en allusion au renversement du régime des mollahs.

"Le moment est venu pour (...) la population iranienne (...) de se libérer du joug tyrannique (du régime) et d'instaurer un Iran libre et épris de paix", a-t-il déclaré dans un communiqué.

KHAMENEI "CONDUIT DANS UN LIEU SÛR"

Les agences de presse iraniennes ont fait état de plusieurs explosions à Téhéran et de colonnes de fumée noire s'élevant au-dessus de la capitale. Selon un responsable iranien, plusieurs ministères ont notamment été visés. Des explosions ont été signalées dans d'autres villes, notamment Tabriz, Ispahan, la ville sainte de Qom ou encore la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve une centrale nucléaire civile.

Un responsable israélien a déclaré que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Massoud Pezeshkian, avaient été ciblés, ajoutant que le résultat des frappes était en cours d'évaluation.

Selon l'agence Tasnim, sept missiles se sont abattus aux abords du palais présidentiel et de la résidence du guide suprême.

Un responsable iranien a déclaré à Reuters qu'Ali Khamenei n'était pas à Téhéran et qu'il avait été conduit dans un lieu sûr. Massoud Pezeshkian est également sain et sauf, a-t-on dit de source iranienne.

Plusieurs commandants et responsables politiques des Gardiens de la révolution, l'unité d'élite du régime iranien, ont en revanche été tués, a déclaré à Reuters une source proche du régime.

Cette opération israélo-américaine contre l'Iran, qui fait écho au conflit de douze jours en juin dernier, intervient après des avertissements répétés des États-Unis et d'Israël selon lesquels ils frapperaient à nouveau si Téhéran ne renonçait pas à ses programmes nucléaires et de missiles balistiques.

Selon un responsable militaire israélien, cette nouvelle campagne de frappes aériennes a été planifiée pendant des mois en coordination avec les États-Unis, et la date de son déclenchement avait été fixée il y a plusieurs semaines.

Les États-Unis ont notamment déployé à cette fin deux porte-avions et leurs escadres dans la région.

"Je ne fais pas cette déclaration à la légère. Le régime iranien cherche à tuer", a déclaré Donald Trump dans une vidéo diffusée sur Truth Social.

"De courageux héros américains risquent de perdre la vie et nous pourrions déplorer des pertes, comme c'est souvent le cas en temps de guerre, mais nous agissons ainsi, non pas pour le présent, mais pour l'avenir, et c'est une mission noble."

ÉTAT D'ALERTE EN ISRAËL

Donald Trump a enjoint les membres des Gardiens de la révolution islamique à déposer les armes, leur promettant l'immunité. La seule alternative est "une mort certaine", a-t-il menacé.

Un responsable américain a déclaré à Reuters que les frappes avaient été lancées depuis les airs et la mer et qu'elles allaient sûrement se poursuivre pendant "plusieurs jours".

Un autre responsable américain a dit à la chaîne CNN que les frappes visaient des "cibles militaires". L'armée israélienne a demandé aux Iraniens de s'éloigner de toutes les installations militaires.

Un responsable iranien a déclaré de son côté à Reuters que Téhéran allait riposter de manière "écrasante" à cette attaque.

Selon l'agence de presse bahreïnie, le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn a été la cible d'une attaque de missiles. Des explosions ont également été entendues dans le ciel de Doha, la capitale du Qatar, qui héberge une importante base américaine, ainsi qu'à Abou Dhabi et Dubaï, aux Émirats arabes unis.

L'armée israélienne a annoncé de son côté que plusieurs salves de missiles iraniens avaient été tirés en direction d'Israël, dont le "Dôme de fer" a été activé et où les sirènes d'alerte ont retenti.

Les écoles resteront fermées ce samedi et les Israéliens sont appelés à télétravailler et à éviter les rassemblements publics, a précisé l'armée.

L'espace aérien israélien est fermé pour tous les vols civils jusqu'à ce que la situation soit jugée sûre, a annoncé l'autorité aéroportuaire israélienne.

L'Iran a également fermé son espace aérien, de même que d'autres pays de la région comme l'Irak et le Koweït. Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France et Lufthansa, ont annoncé la suspension de leurs vols en direction d'Israël et pour certaines d'entre elles de plusieurs destinations proche-orientales, comme Beyrouth, Bagdad, Dubaï et Oman.

(Rédigé par les bureaux de Reuters, version française Tangi Salaün)

10 commentaires

  • 11:34

    C'est hier , malgré une euphorie superficielle des marchés, qu'il fallait vendre !


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