La Maison blanche a déclaré mercredi que l'Espagne avait accepté de coopérer avec l'armée américaine dans le cadre des opérations contre l'Iran à la suite de la menace du président américain Donald Trump de couper les relations commerciales bilatérales, mais Madrid a démenti avoir pris une telle décision.
S'exprimant la veille devant les journalistes lors de la visite du chancelier allemand Friedrich Merz à la Maison blanche, Donald Trump a exprimé sa volonté de mettre fin à tous les échanges commerciaux avec l'Espagne, reprochant à Madrid de n'avoir pas laissé les Etats-Unis utiliser des bases espagnoles dans le cadre de leur offensive en Iran et saluant au contraire l'aide apportée par Berlin.
Interrogée mercredi sur la question, la porte-parole de la présidence américaine a dit avoir été informée que Madrid avait cédé aux demandes de Washington.
"Ils ont entendu très clairement le message du président hier", a déclaré Karoline Leavitt aux journalistes lors d'un point de presse régulier. "De ce que j'ai compris, ils ont accepté au cours des dernières heures de coopérer avec l'armée américaine", a-t-elle ajouté, sans davantage de précisions.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Albares, a démenti par la suite un quelconque accord en ce sens entre Madrid et Washington.
"Je le nie catégoriquement", a-t-il dit à la radio espagnole Cadena Ser. "J'ai entendu ces déclarations (de la Maison blanche) avant de venir ici, et j'ai eu le temps de me pencher dessus (...) La position du gouvernement espagnol à propos de la guerre au Moyen-Orient et des bombardements contre l'Iran en utilisant nos bases n'a pas changé du tout".
"Je n'ai aucune idée de ce à quoi ils font référence ou d'où cela pourrait venir", a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, la vice-Première ministre espagnole Maria Jesus Montero avait déclaré que les Espagnols ne seraient "pas les vassaux" d'un autre pays.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a répété lors d'une allocution télévisée la position anti-guerre de Madrid, prévenant que le conflit risquait de provoquer un désastre mondial.
(Steve Holland et Humeyra Pamuk à Washington, Jesus Aguado à Madrid; version française Jean Terzian)

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