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Interpellation violente à Noisiel: trois policiers jugés en septembre
information fournie par AFP 07/04/2026 à 18:45

Trois policiers seront jugés le 7 septembre devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), poursuivis pour faux en écriture et violences infligées sur un homme brutalement interpellé à Noisiel le 16 mars 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )

Trois policiers seront jugés le 7 septembre devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), poursuivis pour faux en écriture et violences infligées sur un homme brutalement interpellé à Noisiel le 16 mars 2026 ( AFP / Thomas SAMSON )

Trois policiers seront jugés le 7 septembre devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), poursuivis notamment pour faux en écriture et violences infligées sur deux personnes, brutalement interpellées à Noisiel le 16 mars, a-t-on appris mardi d'une source proche du dossier.

Blessé lors d'une intervention de la BAC, filmée par un témoin, Flavel, 35 ans, avait porté plainte auprès de l'IGPN, la police des polices, pour les coups infligés par des agents venus en renfort dans cette ville francilienne, après une attaque qui avait visé les locaux de la police municipale.

Les trois policiers sont poursuivis pour violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 5 jours, avec pour circonstances aggravantes que les faits ont été commis par des personnes dépositaires de l'ordre public et en réunion, selon les documents consultés par l'AFP, confirmant une information du Monde.

Les policiers sont également poursuivis pour avoir porté des coups directs, notamment des coups de pied sur un mineur au cours de son interpellation, ayant entraîné une incapacité totale de travail de 10 jours.

L'un des trois agents est en outre poursuivi pour faux en écriture avec la rédaction présumée mensongère d'un procès verbal.

La scène avait été filmée depuis depuis l'étage d'un immeuble voisin et la vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux.

"Vous voulez jouer ? On va vous enculer ! Vous êtes tous liés", les entend-on crier aux quelques passants alors qu'ils avancent dans la rue munis de flashball, de matraques et de grenades.

Alors que Flavel s'apprête à retourner dans le restaurant où il avait dîné, accompagné du cuisinier et du serveur, il entend un policier lui lancer: "Cours !", avant de lui asséner un coup.

Le jeune noisielien repart, mais frappé à nouveau, il chute au sol. Les bras plaqués dans le dos, il reçoit des coups de pied avant qu’une grenade lacrymogène n’explose à quelques centimètres de son visage.

"J'ai vu les étincelles, je ne pouvais plus respirer", se souvient le père de famille.

"J'ai vu ma vie défiler (...) S'il n'y avait pas eu de caméras, je me demande comment ça se serait passé", a confié Flavel à l'AFP.

Placés sous contrôle judiciaire, les trois fonctionnaires de police ont, d'ici leur procès, l'interdiction de détenir une arme et le plus jeune d'entre eux a également interdiction d'exercer sa fonction sur la voie publique.

"Il n'y avait aucune mauvaise intention de ma part lorsque j'ai rédigé le PV", a déclaré lors de l'instruction l'agent poursuivi pour faux, évoquant des "conditions apocalyptiques".

Avocat de Flavel, Me Pierre Brunisso a indiqué à l'AFP être "très satisfait de l’enquête et des mesures provisoires".

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