Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Hausse des taux d'intérêt aux USA : quelles conséquences pour la zone euro ?

Le Cercle des économistes 19/06/2017 à 09:55

Qui, l'Europe doit-elle le plus craindre pour sa stabilité financière entre Donald Trump et la Fed qui rehausse ses taux d'intérêts ?

Comme attendu, la Réserve fédérale américaine a annoncé la semaine dernière une nouvelle hausse des taux d’intérêt. Quel impact pour la stabilité financière en Europe ? Jean-Paul Pollin explique pourquoi la zone euro doit moins s’inquiéter de la politique de la Fed que de celle du nouveau président américain, Donald Trump.

Mercredi 14 juin 2017, la Fed a surpris. Non par le relèvement de son taux directeur qui était bien anticipé, mais par le contenu de la conférence de presse de sa présidente qui a suivi cette décision. Ses propos ont en effet été jugés plus « hawkish » qu’attendu. Janet Yellen a expliqué qu’en dépit du petit passage à vide du premier trimestre, l’économie américaine avait retrouvé un rythme de croissance solide (légèrement au-dessus de 2 % pour 2017 et 2018).

Elle a estimé aussi que le léger infléchissement observé dans l’évolution des prix ne devait pas faire oublier le caractère potentiellement inflationniste du faible niveau de chômage (4,3%). Elle a ainsi justifié l’augmentation du taux directeur, mais surtout elle a laissé clairement entrevoir, avant la fin de l’année, une nouvelle hausse de ce taux et l’amorce d’une réduction du bilan de la Fed. C’est-à-dire que celle-ci devrait progressivement arrêter de réinvestir les remboursements des titres achetés dans le cadre du programme de « quantitative easing ».

En dépit de cette « surprise » les taux longs américains n’ont pratiquement pas bougé : les taux à 5 et 10 ans ont même perdu de 3 à 5 points de base sur la semaine. Dès lors, l’impact sur les taux européens des décisions et des commentaires de la Fed a lui-même été insignifiant. D’une semaine à l’autre les taux à 5 ans allemands et français ont augmenté de 5 pb, tandis que les taux à 10 ans ont augmenté de 2 à 3 pb. Quant aux taux des pays du Sud (Espagne, Italie, Portugal), ils ont plutôt reculé (de 9 pb dans le cas du Portugal). De sorte que les spreads de taux entre les pays du cœur de la zone et ceux de la périphérie se sont légèrement contractés.

Ce qui suggère que l’anticipation d’une hausse des taux n’a pas relancé, comme on aurait pu le craindre, la divergence qui a provoqué et entretenu, il y a cinq ou six ans, la crise des dettes publiques et mis à mal l’unité de la zone. De la même manière, les dernières initiatives de la Fed n’ont nullement affecté la parité euro-dollar qui n’a pas évolué sur la semaine. Elle est, du reste, pratiquement stabilisée depuis un mois.

Tout ceci ne signifie pas cependant qu’il existe désormais une déconnexion entre les marchés monétaires et financiers des deux côtés de l’Atlantique. On ne voit d’ailleurs pas comment cela pourrait se faire. On assiste plutôt à une resynchronisation des cycles économiques américains et européens ; et ceci tend à rapprocher l’exercice des politiques monétaires.

La Banque Centrale Européenne va engager elle aussi dans les mois, ou les trimestres à venir, une stratégie de sortie de sa politique non conventionnelle. Avec la même prudence que la Fed, afin de ne pas provoquer de réallocations d’actifs déstabilisantes. Et, dans la mesure où les deux Banques Centrales vont prendre des orientations semblables, leurs actions vont se compléter plutôt que se contrarier.

On ne peut, en revanche, en dire autant des effets possibles des autres politiques économiques américaines. Car lorsque l’on observe les évolutions des taux d’intérêt et du taux de change européens, durant l’année passée, il apparait que le principal choc se situe au moment de l’élection présidentielle US. La perspective d’un important plan de relance, d’un abaissement de la fiscalité des entreprises, de mesures protectionnistes… a exercé alors un effet très significatif sur ces variables financières : en un mois les taux longs s’étaient appréciés de 50 pb, tandis que l’euro s’était déprécié de 7 % par rapport au dollar. Un effet qui s’est ensuite retourné lorsqu’il est apparu que les promesses du nouveau président tarderaient à être mises en place… si elles l’étaient un jour.

Ce n’est donc pas la politique de la Fed qui doit être un sujet de préoccupation pour la stabilité financière européenne. Ce qu’il faut craindre ce sont plutôt les pulsions irrationnelles de l’étonnant monsieur Trump.

 

Jean-Paul Pollin

Membre du Cercle des économistes

Professeur à l’Université d’Orléans

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.