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Guerre en Ukraine : l'UE valide l'interdiction d'importer du gaz russe d'ici fin 2027
information fournie par Boursorama avec Media Services 20/10/2025 à 16:07

Si l'UE a cessé presque totalement ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance envers Moscou pour son approvisionnement en gaz naturel.

( AFP / SEBASTIEN BOZON )

( AFP / SEBASTIEN BOZON )

Objectif : assécher une source de financement majeur de la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine. Les ministres de l'Énergie de l'Union européenne ont approuvé lundi 20 octobre l'interdiction totale des importations de gaz russe d'ici fin 2027, proposée au printemps par la Commission.

Cette mesure phare était au menu d'un conseil des ministres européens de l'Énergie à Luxembourg, où elle a recueilli un large consensus. La Slovaquie et la Hongrie, pays enclavés et très dépendants des hydrocarbures russes , étaient opposés à cette interdiction mais ont été mis en minorité.

En cessant ses achats de gaz naturel russe, qui devraient encore représenter 15 milliards d'euros cette année, l'UE veut assécher une source de financement majeure de la guerre menée par Moscou en Ukraine.

"Cette décision va façonner l'avenir de notre continent. Nous allons cesser de financer la machine de guerre russe et diversifier notre approvisionnement en énergie", s'est félicité le ministre danois de l'Energie Lars Aagaard, qui présidait la réunion. "Pour nous, l'approvisionnement en énergie n'a rien à voir la politique" et n'a "rien à voir avec la Russie" , a plaidé au contraire le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, affirmant que cette mesure allait "tuer" la sécurité d'approvisionnement énergétique de la Hongrie.

L'UE essaye de se sevrer des hydrocarbures russes depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie début 2022. Mais si elle a cessé presque totalement ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance envers Moscou pour son approvisionnement en gaz naturel : la Russie représentait encore 19% des importations totales de gaz de l'Union européenne en 2024, contre 45% en 2021.

Le Parlement veut aller plus vite

Afin d'accélérer le mouvement et d'assécher cette source de financement majeure de l'effort de guerre russe, la Commission européenne a proposé au printemps aux États membres un arrêt total des importations de gaz russe fin 2027.

En septembre, elle a en outre proposé d'avancer cette date-butoir à fin 2026, c'est à dire dans un peu plus d'un an, en ce qui concerne les importations de gaz naturel liquéfié (GNL).

Cette mesure supplémentaire, proposée dans le cadre d'un 19e "paquet" de nouvelles sanctions contre la Russie , n'est cependant pas au menu de cette réunion ministérielle.

De son côté, le Parlement européen voudrait aller encore plus loin: ses commissions de l'Industrie et du Commerce ont approuvé jeudi un texte visant à interdire toutes les importations de gaz russe, que ce soit par gazoduc ou sous forme de GNL, et ce dès le 1er janvier 2026, hormis quelques exceptions limitées.

Le président américain a lui aussi réclamé l'arrêt des achats d'énergies fossiles russes par les pays européens, dénonçant leur côté absurde, car ils reviennent à contribuer à financer la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine.

"L'Europe doit passer à la vitesse supérieure. Elle ne peut pas continuer à agir comme elle le fait actuellement. Elle achète du pétrole et du gaz à la Russie alors qu'elle est en conflit avec ce pays. C'est embarrassant pour elle", avait lancé Donald Trump, lors de l'Assemblée annuelle des Nations unies à New York.

15 commentaires

  • 20 octobre 20:56

    Les russes ont de la chance,ils vont pouvoir remplacer l’oxygène par du gaz. Ils vont se peter la poire


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