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GNL et guerre au Moyen-Orient: l'AIE anticipe un marché "tendu" jusqu'en 2027
information fournie par Boursorama avec Media Services 24/04/2026 à 10:06

La guerre au Moyen-Orient a entraîné un bouleversement abrupt du marché avec la fermeture de facto du détroit d'Ormuz aux méthaniers, qui transportent le GNL.

Un méthanier, au large de Kawasaki, au Japon (illustration) ( AFP / YUICHI YAMAZAKI )

Un méthanier, au large de Kawasaki, au Japon (illustration) ( AFP / YUICHI YAMAZAKI )

Les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur la production de gaz liquéfié (GNL) se feront sentir pendant au moins deux ans, et le marché restera "tendu" en 2026 et 2027, a averti l'Agence internationale de l'energie (AIE) vendredi 24 avril.

Les dommages sur les infrastructures de liquéfaction de gaz, au Qatar notamment, devraient retarder l'impact d'une expansion de la production mondiale de GNL d'au moins deux ans, a estimé l'AIE dans un rapport publié vendredi. Et si les nouveaux projets devraient compenser avec le temps, l'AIE anticipe que le marché restera "tendu en 2026 et 2027".

"L'effet combiné des pertes d'approvisionnement à court terme et du ralentissement de la croissance des capacités pourrait entraîner une perte cumulée d'environ 120 milliards de mètres cubes de GNL entre 2026 et 2030" , détaille encore l'organisation créée en 1974 après le choc pétrolier, avec comme mission fondatrice d'assurer la sécurité énergétique.

Le Qatar et les Emirats arabes unis frappés de plein fouet

L'AIE appelle à "renforcer la sécurité de l'approvisionnement mondial de GNL" en investissant sur l'ensemble de la chaîne de valeur et en "renforcant la coopération internationale entre producteurs et consommateurs". Elle appelle en outre les importateurs à diversifier leurs contrats de long-terme pour réduire le risque de volatilité des prix.

En raison de la paralysie du détroit d'Ormuz, "la production globale a baissé de 8% en rythme annuel, avec une forte baisse des exportations en provenance du Qatar et des Emirats Arabes Unis" , seulement partiellement compensé par la production plus élevée dans d'autres régions du globe.

Evolution du nombre de navires, notamment des tankers (pétroliers, méthaniers, etc.) passant par le détroit d'Ormuz chaque jour et ayant émis un signal via leur transpondeur, selon les données de Portwatch (FMI) ( AFP / Paz PIZARRO )

Evolution du nombre de navires, notamment des tankers (pétroliers, méthaniers, etc.) passant par le détroit d'Ormuz chaque jour et ayant émis un signal via leur transpondeur, selon les données de Portwatch (FMI) ( AFP / Paz PIZARRO )

Les perturbations "ont commencé à se diffuser à travers les chaînes d'approvisionnement mondiales" et les livraisons de GNL ont commencé à chuter, "avec un déclin plus prononcé observé en avril".

Avant le déclenchement de la guerre, le marché se détendait avec le déploiement de nouvelles capacités de liquéfaction, notamment en Amérique du nord, "aidant à faire baisser les prix". La guerre, qui a privé le marché d'environ 20% des stocks de GNL qui transitaient auparavant par le détroit d'Ormuz, a fait grimper les prix à leur plus haut depuis janvier 2023, contribuant à une réduction de la demande, a encore observé l'AIE. Certains pays gros consommateurs ont en effet pris des mesures pour réduire leur consommation.

2 commentaires

  • 11:04

    Suffit de reprendre notre commerce avec la Russie !!!


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