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Gilles Simeoni démissionne de la présidence du conseil exécutif corse
information fournie par AFP 21/04/2026 à 19:48

Gilles Simeoni, maire de Bastia et Président du conseil exécutif à l'Assemnblée de Corse le 26 février 2026 ( AFP / Pascal POCHARD-CASABIANCA )

Gilles Simeoni, maire de Bastia et Président du conseil exécutif à l'Assemnblée de Corse le 26 février 2026 ( AFP / Pascal POCHARD-CASABIANCA )

Gilles Simeoni, élu maire de Bastia il y a un mois, a formellement annoncé mardi soir à l'assemblée de Corse sa démission de la présidence du conseil exécutif où son successeur doit être élu le 4 mai prochain.

En quittant ses fonctions, l'homme fort de la Corse depuis dix ans entraîne la démission automatique de l'ensemble du conseil exécutif.

"Je cesserai ce soir à 23H59 mes fonctions de président du conseil exécutif de Corse", a indiqué M. Simeoni, ému lors d'une allocution dans l'hémicycle de l'assemblée.

Élu maire de Bastia, il avait promis cette démission afin d'éviter tout cumul de mandats.

Pour composer le nouveau conseil exécutif, une liste de 11 membres, emmenée par le président de l'Agence du développement économique de la Corse (Adec) Gilles Giovannangeli, et sur laquelle figurera Gilles Simeoni, sera soumise au vote de l'Assemblée de Corse le 4 mai, avait précisé à l'AFP Gilles Simeoni.

"Si cette liste est élue, je resterai membre du Conseil exécutif et j'aurai notamment en charge la question de l'autonomie et le suivi du processus devant le Parlement", avait-il alors expliqué.

Cette liste -assurée d'être élue, le parti autonomiste de M. Simeoni disposant de la majorité absolue à l'Assemblée de Corse- sera composée des membres du conseil exécutif actuel, a précisé à l'AFP une source proche de la présidence. Il inclura donc Jean-Felix Acquaviva, actuel conseiller exécutif et président de l'office des transports.

- "Prisonnier politique" -

Interrogé par l'AFP sur la reconduction de Jean-Felix Acquaviva, accusé, en direct à la radio, de "proposer des postes en échange de faveurs sexuelles à des jeunes femmes", Gilles Simeoni a répondu que ces "accusations ont pour l'heure été perpétrées de façon anonyme, dans des conditions qui, à mon avis, posent question et donc il n'y a pas de raison que cet élément, en l’état, vienne influer sur les décisions politiques qui seront prises".

Une enquête pour "corruption passive, trafic d'influence et prise illégale d'intérêt" a été ouverte pour "vérifier la véracité ou non des faits dénoncés", a précisé début avril à l'AFP le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre.

L'intérim de la présidence du conseil exécutif doit être assuré jusqu'au 4 mai par Bianca Fazi.

En 2014, à la tête d'une liste d'union rassemblant des membres de la gauche et de la droite mais sans les indépendantistes, Gilles Simeoni avait été élu maire de Bastia, ce qui avait lancé sa carrière politique et enclenché une série de victoires politiques le conduisant à la tête de la collectivité de Corse.

Revenant sur son bilan, il a assuré avoir essayé de "renforcer le souffle démocratique de cette société insulaire", une société corse "divisée, fragmentée, traversée par des conflits terribles."

"Je crois que nous avons réussi à construire, certes de façon encore imparfaite, mais à construire la paix", a-t-il dit.

Evoquant Gilles Giovannangeli, il a souligné qu'il était "le premier prisonnier politique corse à briguer" la présidence du conseil exécutif, dévoilant que M. Giovannangeli avait purgé une partie de sa condamnation à de la prison alors qu'il avait 19 ans.

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