Les "violences urbaines" qui ont suivi la victoire du PSG samedi en Ligue des champions ont donné lieu à 890 interpellations, selon de nouveaux chiffres dévoilés lundi par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
"Le total, c'est 45% de plus que l'année dernière", a déclaré le ministre sur France inter, précisant que 178 membres des forces de l'ordre avaient été blessés.
"Nous avions un gros dispositif qui a fonctionné globalement parce que nous avons interpellé énormément de personnes", a-t-il défendu alors que le gouvernement fait face à de vives critiques après les débordements survenus à Paris et dans d'autres villes de France.
Quelque 22.000 policiers avaient été déployés en France pour cette finale de Ligue des champions entre le PSG et Arsenal qui s'est tenue à Budapest et a abouti à un deuxième sacre européen consécutif pour le club parisien.
"Nous savions que ces célébrations allaient donner lieu à des débordements, des violences urbaines, des pillages, et des attaques contre les forces de l'ordre. On avait un gros dispositif, il y avait des consignes d'extrême fermeté d'interventions. C'est ce qui a été fait systématiquement", a ajouté Laurent Nuñez.
Sur BFMTV, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a dénoncé lundi une "non-réponse de l'Etat" face à un "déferlement de violences" et appelé à un renforcement de la politique sécuritaire et migratoire, évoquant un "lien évident" des débordements avec l'immigration.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pour sa part évoqué lundi sur franceinfo "un problème de violence endémique en France".
"On a un problème d'éducation, on a un problème culturel. Ça va au-delà de la question du dispositif de maintien de l'ordre", a-t-elle jugé.
(Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Bertrand Boucey)

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