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France: Pékin menace de contre-mesures après le vote de la loi "anti-fast fashion"
information fournie par Reuters 22/07/2026 à 15:06
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Un sac de courses du géant de la mode en ligne Shein

Un sac de courses du géant de la mode en ligne Shein

Le ministère chinois du ‌Commerce a exprimé mercredi sa vive préoccupation et brandi la menace de ​contre-mesures après que le Parlement français a voté en juin une loi "anti-fast fashion", arguant qu'elle imposait des restrictions discriminatoires sur les plateformes chinoises et ​faussait la concurrence.

La Chine avance que la loi crée des barrières commerciales sous le prétexte ​de standards environnementaux et enfreint les principes ⁠de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

"La Chine surveillera de près l'élaboration et ‌la mise en oeuvre des dispositions d'application de la loi, et prendra des contre-mesures nécessaires si les droits et ​intérêts légitimes des entreprises ‌chinoises sont menacés", a déclaré le ministère chinois du ⁠Commerce.

Plus d'un an après l'Assemblée nationale, le Sénat a voté le mois dernier une loi "visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile".

Le texte s'attaque ⁠à l'industrie de ‌l'ultra fast fashion, qualifiée de "mode ultra express", en particulier les ⁠sites chinois Shein ou Temu, tout en épargnant des acteurs français ‌ou européens du prêt-à-porter bon marché comme Kiabi.

Confrontées notamment à ⁠la concurrence de produits à très bas prix, plusieurs ⁠enseignes françaises historiques traversent ‌de grandes difficultés, comme Jennyfer placée en liquidation judiciaire fin avril ou ​Naf Naf en redressement judiciaire depuis ‌mai.

La version du Sénat prévoit l'interdiction de la publicité pour les acteurs de l'ultra fast ​fashion, ainsi que des pénalités pour les productions ayant un coût environnemental important. Le malus serait d'au moins 10 euros en 2030, ⁠dans la limite de la moitié du prix hors taxe.

L'Union européenne a également imposé début juillet un droit de douane de 3 euros sur les colis de faible valeur afin de freiner l'afflux de paquets, notamment en provenance de Chine.

(Bureau de Pékin; Zhifan Liu pour la version française, ​édité par Sophie Louet)

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