( AFP / SEBASTIEN DUPUY )
La croissance française atteindra 0,3% au deuxième trimestre après un recul du PIB de 0,1% au premier, et 0,7% en 2026, estime l'Insee qui livre sa première prévision annuelle de croissance dans sa note de conjoncture trimestrielle parue mercredi.
Dans cette note intitulée "l'industrie tient la barre, les ménages accusent le coup", l'Institut national de la statistique estime que le "regain temporaire" de croissance du trimestre en cours serait lié notamment à une forte production dans des secteurs industriels où les producteurs du Golfe ont été mis "hors jeu" ces derniers mois par la guerre, comme le raffinage ou la chimie.
Mais il envisage une fin d'année plus morose, avec une croissance de 0,1% seulement aux troisième et quatrième trimestres, en raison d'une consommation "en panne sèche".
Cette vision plutôt favorable du trimestre en cours contraste avec celle, mardi, de la Banque de France, qui envisage que la croissance a été nulle au deuxième trimestre, et pense que la croissance annuelle sera limitée à 0,5%, contre 0,9% dans ses prévisions précédentes.
En revanche, remarque l'Insee, "les ménages paient l'essentiel de la facture pétrolière et accusent le coup", d'autant que l'inflation est envisagée à 2,7% sur un an en décembre alors qu'elle était inférieure à 1% avant le conflit au Moyen-Orient.
De plus, les salaires ne suivent pas pour l'instant, hormis le SMIC relevé automatiquement au 1er juin et les primes ponctuelles attendues en fin d'année.
Donc le pouvoir d'achat baisserait de 0,3% sur l'année.
Quant au marché du travail "il se dégrade", observe l'institut, qui prévoit désormais un taux de chômage à 8,4% en fin d'année, contre 7,9% fin 2025 et 7,3% fin 2024.
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