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France/Elections: Laurent Berger exclut d'aller à Matignon
information fournie par Reuters 24/06/2024 à 08:41

Laurent Berger lors d'une conférence de presse en 2023

Laurent Berger lors d'une conférence de presse en 2023

L'ancien patron du syndicat réformiste CFDT Laurent Berger a déclaré lundi qu'il n'était pas intéressé par le poste de Premier ministre dans l'hypothèse où le Nouveau Front Populaire, l'alliance des partis de gauche, sortirait vainqueur des élections législatives des 30 juin et 7 juillet.

Alors que son nom a été cité pour Matignon par le socialiste Raphaël Glucksmann, chef de file de son camp aux élections européennes, Laurent Berger a écarté cette hypothèse dans des entretiens accordés au journal Le Monde et à France 2.

"Ce n'est pas le sujet", a répondu l'ancien syndicaliste sur le plateau de France 2. "J'ai fait le choix de me retirer de la vie publique", a-t-il rappelé, ajoutant n'avoir décidé de s'exprimer publiquement pendant la campagne électorale qu'en raison de la menace que constitue selon lui une arrivée au pouvoir de l'extrême droite.

"Ce que je veux, c'est ne pas vivre dans un pays qui soit gouverné par le Rassemblement National", a martelé Laurent Berger, jugeant que le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella "n'apporte aucune réponse aux enjeux économiques, sociaux, écologiques et démocratiques auxquels nous sommes confrontés".

"Le Rassemblement National, c'est le parti de la peur, qui joue sur ces peurs. Face à ces peurs, il faut apporter des solutions (...) à hauteur d'hommes", a plaidé l'ancien patron de la CFDT.

S'il a appelé à voter "en conviction contre le Rassemblement National", Laurent Berger s'est refusé à donner une consigne de vote en faveur du Nouveau Front Populaire, dont il a estimé que certains éléments "ne sont pas clairs" sur les sujets de la laïcité et de l'antisémitisme.

"Je ne roule pour personne", a-t-il souligné dans Le Monde, appelant à voter pour les candidats les mieux placés pour battre les candidats du RN au second tour, qu'ils soient issus de l'alliance de gauche ou de la majorité sortante, et les candidats qui arriveraient troisième au premier tour à se retirer en cas de triangulaire.

(Rédigé par Tangi Salaün, édité par Zhifan Liu)

4 commentaires

  • 24 juin 10:26

    Il fait bien de ne pas s'engager ! Gouverner pour des socialistes est une chose. Gouverner un front populaire c'est aller au casse pipe... Il n'y a rien de cohérent là-dedans. Depuis l'alliance, contre nature, jusqu'à la série de mesures et de décisions politiques et sociales de ce "parti" incohérentes, utopistes et non applicables !


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