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Football: Une finale entre sécurité et spectacle à l'Américaine
information fournie par Reuters 19/07/2026 à 20:39

Coupe du monde de la FIFA 2026, Finale Espagne - Argentine

Coupe du monde de la FIFA 2026, Finale Espagne - Argentine

par Amy Tennery et Rosalba O'Brien

Après près ‌de six semaines d'exploits et de déceptions, de frissons et de rebondissements, de chaleur, de pluie et de polémiques, le stade de New ​York-New Jersey se préparait dimanche à accueillir l'événement phare de la Coupe du monde : la finale entre l'Espagne sereine et l'Argentine.

Les inquiétudes sur la qualité de l'air se sont dissipées en même temps que l'épais nuage de fumée qui planait sur la région depuis plusieurs jours, conséquence ​des incendies au Canada. La chaleur accablante des dernières semaines s'est elle aussi apaisée, laissant place à un ciel bleu et une belle journée pour les spectateurs rassemblés à East Rutherford, ​dans le New Jersey.

Avec la présence attendue du président américain Donald Trump, ⁠la sécurité a encore été renforcée autour du plus grand rendez-vous sportif de la planète.

Journalistes, artistes et bénévoles se sont massés ‌par centaines dans des files interminables, patientant parfois jusqu'à trois heures sous l'œil des agents des services de sécurité, détecteur de métaux en main. Les supporters, eux, ont franchi les portes plus rapidement, mais ont dû à ​leur tour faire la queue une fois à ‌l'intérieur pour se restaurer ou acheter des souvenirs.

Vêtus du traditionnel bleu et blanc de l'Argentine ou du ⁠rouge et jaune de l'Espagne, les supporters affluaient progressivement vers le stade plusieurs heures avant le coup d'envoi prévu à 15h00 (heure locale), soit 19h00 GMT, avec une "cérémonie de clôture" d'avant-match mettant en vedette Post Malone et Tom Cruise, devant débuter à 13h30 (heure locale), soit 17h30 GMT.

UNE TOUCHE ⁠AMÉRICAINE

La cérémonie de clôture verra ‌également la chanteuse américaine Jennifer Hudson interpréter l'hymne national des USA, tandis que le ténor Christopher Macchio chantera "America ⁠the Beautiful", donnant une touche résolument américaine à l'événement, qui verra pour la première fois depuis la première Coupe du monde en 1930 ‌deux équipes hispanophones s'affronter en finale.

Le tournoi a adopté plusieurs traditions américaines — non sans controverse — parmi lesquelles des pauses dites "fraîcheur" ⁠en cours de chaque mi-temps, que les diffuseurs ont mises à profit pour multiplier les publicités, ⁠ainsi qu'une remise de bagues de ‌champion aux vainqueurs, une spécificité issue du sport US.

Et ce n'est pas tout : la finale de dimanche aura elle aussi droit à son ​lot d'inspiration américaine, avec un show de mi-temps digne d'un Super Bowl, mettant ‌à l'affiche les stars de la pop Madonna et Shakira. De quoi faire gonfler la traditionnelle pause de 15 minutes à au moins 20, voire jusqu'à une ​demi-heure.

Malgré des prix de billets grimpant jusqu'à plusieurs milliers de dollars, les visiteurs n'ont pas hésité à débourser pour assister à ce choc intergénérationnel entre deux des plus grandes puissances du football mondial.

Des dizaines de spectateurs, en quête d'un souvenir inoubliable, se sont massés devant ⁠les boutiques officielles, où les maillots se vendaient 130 dollars. Dans les tribunes, les supporters semblaient se répartir à peu près équitablement entre les deux équipes, dans ce stade qui abrite habituellement les Giants et les Jets de New York, deux franchises de NFL à la réputation malchanceuse.

"J'étais à la finale de 2010 en Afrique du Sud, quand l'Espagne a gagné l'autre Coupe du monde", a déclaré Dxema Azcarate, vêtu d'un maillot espagnol, le drapeau du pays peint sur la joue. "Je ne suis pas sûr d'avoir une troisième opportunité dans ma vie."

(Reportage Amy Tennery ​et Rosalba O'Brien; version française Clément Martinot)

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