par Michael Church
La Norvège devra se passer mardi de Julian Ryerson pour son seizième de finale face à la Côte d'Ivoire en raison d'une blessure contractée contre le Sénégal, a annoncé lundi le sélectionneur Stale Solbakken.
Julian Ryerson avait été contraint de quitter le terrain, touché à la cuisse, lors de la victoire contre le Sénégal (3-2) mardi dernier. Le latéral de Borussia Dortmund ne sera pas rétabli à temps pour la rencontre contre la Côte d'Ivoire à Dallas, un match que Solbakken anticipe comme un nouveau test exigeant.
"Nous devons rivaliser avec leur puissance physique", a-t-il déclaré lundi à propos du défi posé par la Côte d’Ivoire. "C’est l’équipe la plus puissante du tournoi. C’est une équipe très physique, très forte."
"Si nous parvenons à leur tenir tête tout en conservant notre identité en défense comme en attaque, nous avons une chance. Je pense que ce sera un match équilibré et serré, qui peut basculer d’un côté comme de l’autre."
La Norvège a remporté ses deux premiers matches du tournoi avant que Stale Solbakken n’opère un remaniement complet de son effectif contre la France, afin de reposer ses cadres pour les seizièmes de finale.
Les Français se sont facilement imposés (4-1) pour prendre la tête du groupe I, et Stale Solbakken a admis que son équipe devait retrouver le niveau qu’elle avait affiché plus tôt dans la compétition.
"J’espère que nous pourrons livrer notre meilleur match demain, c’est ce pour quoi nous avons toujours travaillé", a-t-il dit. "Nous devrons probablement monter d’un cran. Le match contre le Sénégal était l’occasion idéale pour nous d’élever notre niveau de jeu et de donner le meilleur de nous-mêmes."
"Nous sommes bien préparés, nous avons fait ce que nous avions à faire. Physiquement et mentalement, ils sont en forme, nous n’avons aucune excuse."
Erling Haaland a joué un rôle central dans le parcours de la Norvège à la Coupe du monde et Stale Solbakken a salué l’influence de l’attaquant de Manchester City, tant sur le terrain qu’en dehors.
"C’est un excellent leader pour nous, il montre l’exemple sur le terrain", a-t-il déclaré. "Il possède quelque chose qui ne s’apprend pas vraiment à l’entraînement : le flair pour les buts, cette intuition que le ballon va atterrir à ses pieds à ce moment-là."
"Je pense que c’est là sa plus grande force, au même titre que son explosivité et son physique. Tout cela, combiné au fait qu’il soit un excellent coéquipier sur et en dehors du terrain, fait de lui l’un des meilleurs joueurs du monde."
(Reportage Michael Church; version française Clément Martinot, édité par Vincent Daheron)

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