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Financement public : Ehpad, aide à domicile... le secteur social et médico-social non lucratif a besoin de 7 milliards d'euros, selon une étude
information fournie par Boursorama avec Media Services 05/06/2026 à 12:36
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(Crédits: Adobe Stock)

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"Dans nos associations, nous avons des salariés qui n'arrivent plus à vivre de leur travail, des professionnels de l'accompagnement qui dorment dans leur voiture pour éviter des déplacements qui coûtent trop cher...", a notamment déploré Daniel Goldberg, le président de l'Uniopss.

"Le statu quo n'est plus possible". Selon trois organisations patronale, salariale et associative, le secteur social et médico-social à but non lucratif (aide à domicile, Ehpad, établissements pour personnes handicapées, foyers de réinsertion...) a besoin de sept milliards d'euros de financement public supplémentaire pour garder la tête hors de l'eau, ont-elles averti ce vendredi 5 juin dans une étude.

A l'approche de la présidentielle, l'Union des employeurs de l'économie solidaire (Udes), la CFDT et l'Uniopss qui fédère les multiples associations du secteur ont publié une étude du cabinet Syndex qui a calculé de combien l'Etat et les collectivités devraient augmenter leurs financements pour assainir les finances de ces associations, et rendre un peu plus attractives les rémunérations des 1,26 million de salariés du secteur, aujourd'hui parmi les plus basses du secteur privé. "Le statu quo n'est plus possible", a estimé Benjamin Vitel, un responsable de la CFDT santé-sociaux, en rappelant que certains acteurs du secteur sont en redressement judiciaire (comme l'oeuvre de la Croix Saint-Simon à Paris) ou viennent de lancer des plans sociaux (Secours catholique, Association des Paralysés de France...).

Les salariés du médico-social ont une rémunération largement inférieure à la moyenne du privé

"Nous ne savons pas combien de temps nous allons pouvoir tenir" avec les niveaux de financement actuel, a renchéri Hugues Pollastro, le directeur général de l'Udes. "Pour la première fois, on commence à voir des signes de recul de l'emploi dans l'aide à domicile". "Dans nos associations, nous avons des salariés qui n'arrivent plus à vivre de leur travail, des professionnels de l'accompagnement qui dorment dans leur voiture pour éviter des déplacements qui coûtent trop cher...", a déploré de son côté Daniel Goldberg, le président de l'Uniopss. Syndex estime que le secteur a besoin de 13 milliards d'euros en brut par an pour "combler le décrochage de pouvoir d'achat" de ses salariés, une charge qui n'est en réalité que de trois milliards d'euros en net, compte-tenu notamment des cotisations et impôts payés par les employeurs.

Syndex estime également que le secteur a besoin de sept milliards d'euros supplémentaires en brut pour rétablir son excédent brut d'exploitation (qui permet de rembourser les emprunts et renouveler les équipements) qui pour l'instant est insuffisant pour assurer la pérennité des établissements. En net, le coût est de quatre milliards. Selon Syndex, les salariés de l'aide à domicile ont une rémunération nette moyenne équivalent temps plein de 1.840 euros, contre 2.780 euros en moyenne nationale dans le privé (-33%). Les salariés du médico-social qui ont pu bénéficier du Ségur ont une rémunération qui reste également largement inférieure à la moyenne du privé, à 2.284 euros (-18%).

1 commentaire

  • 05 juin 13:16

    C'est vraiment honteux que dans un pays développé, qui redistribue plus de la moitié de la richesse produite, les personnes les plus fragiles ne soient même pas correctement pris en charge. On trouve 93 milliards pour l'armée, bientôt 100 milliards pour la charge de la dette, on finance des guerres, des séances de karting dans les prisons ... Mais là je suis sûr que le gouvernement va encore nous expliquer qu'il n'y a plus d'argent.


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