FACE AU MALAISE POLICIER, MACRON SE POSE EN GARANT DES INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES
PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron s'est posé mardi en garant du bon fonctionnement des institutions républicaines face au malaise de la police après de récentes agressions mortelles et certaines critiques ciblant les dysfonctionnements de la justice.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a participé la semaine dernière à un rassemblement de policiers en colère près de l'Assemblée nationale.
A un mois des élections régionales où il est lui-même candidat dans les Hauts-de-France, Gérald Darmanin a accusé la candidate socialiste en Ile-de-France, Audrey Pulvar, de "diffamer la police" et menacé d'une plainte avant de lui proposer une rencontre, qu'elle a acceptée.
Parallèlement, l'Assemblée nationale doit voter cet après-midi le projet de loi du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, visant à rétablir un lien de confiance entre les Français et l'institution judiciaire. Un texte qui a fait l'objet de débats nourris par le malaise des forces de l'ordre, choquées par le récent assassinat de deux policiers.
"J'entends toutes les colères", a dit Emmanuel Macron, interrogé à ce sujet à la fin d'un conseil européen à Bruxelles.
"Nous ne tolérerons aucune facilité, nous ne tolérerons aucune violence à l'égard de celles et ceux qui se sont engagés pour garder la paix dans notre pays, c'est-à-dire l'état de droit et de la République. Le seul chemin auquel je suis attaché c'est précisément celui du bon fonctionnement des institutions républicaines, chacune pour elles-mêmes et entre elles", a poursuivi le chef de l'Etat.
"C'est cela que nous devons préserver. C'est cela que je m'attacherai à préserver", a-t-il conclu.
(Elizabeth Pineau)

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