Sept ans après avoir exclu Ankara de son programme d'avion de chasse nouvelle génération, Washington a ouvert la porte à de possibles livraisons. Cette option est accueillie avec hostilité par Israël, qui y voir une menace pour l'équilibre des forces au Moyen-Orient.
Un F-35, dans le ciel de Singapour, en mars 2026 (illustration) ( AFP / ROSLAN RAHMAN )
Une "propagande systématique". La Turquie, qui attend mardi des annonces de Donald Trump sur la livraison possible d'avions de chasse F-35 en marge du sommet de l'Otan, a répondu aux mises en garde d'Israël, dénonçant une manœuvre de diversion.
Le président américain devait être reçu mardi 7 juillet par son hôte, Recep Tayyip Erdogan avant l'ouverture officielle du sommet de l'Alliance atlantique à Ankara. Pour le ministère turc des Affaires étrangères, le Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu et ses complices détournent délibérément toute critique qui leur est adressée et cherchent à détourner l’attention par une propagande systématique".
Benjamin Netanyahu a exhorté lundi les Etats-Unis à ne pas vendre d'avions de combat F-35 à la Turquie car "cela perturberait l'équilibre des forces au Moyen-Orient" , a-t-il indiqué à la chaine Fox News .
"Les accusations infondées récemment diffusées par des responsables israéliens, avec un calendrier calculé, font partie d’une campagne de désinformation" poursuit le le ministère dans un communiqué. "Ces manœuvres ne convainquent plus la communauté internationale et ne peuvent pas dissimuler le génocide commis par le gouvernement Netanyahu à Gaza", ajoute-t-il.
Le projet de chasseur furtif turc KAAN dans l'équation
Washington a exclu en 2019 Ankara du programme de F-35 suite à l'acquisition par les Turcs du système russe de défense antimissile S-400 en 2017. Mais M. Erdogan mise sur ses bonnes relations avec M.Trump et un retour en grâce de son pays, à la faveur de son soutien à l'Ukraine, pour obtenir la livraison de six de ces appareils déjà payés.
Le 25 juin dernier, le président américain avait ainsi promis des "surprises" qui rendraient M. Erdogan "très heureux", en réponse aux questions sur la livraison de moteurs pour le chasseur turc F110 et le retour au programme du chasseur américain F-35. Selon des analystes, ces "surprises" pourraient lever les blocages qui entravent la livraison des moteurs au projet turc de chasseur furtif KAAN.
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