L'agence spatiale américaine a annoncé de nouveaux partenariats pour quatre missions à la surface de la Lune d'ici 2028. Objectif : poser les jalons d'une base permettant une présence humaine de long terme sur notre satellite.
Une conférence de presse de la Nasa, le 26 mai 2026, à Washington DC (illustration) ( AFP / MANDEL NGAN )
Astrobiotic, Firefly Aerospace, Intuite Machines... La Nasa a annoncé mardi 30 juin de nouvelles missions avec des entreprises américaines pour aider à la création future d'une base à la surface lunaire, un projet qui commence à prendre forme malgré de récentes déconvenues.
Menées en collaboration avec trois firmes développant des robots lunaires, ces quatre missions dotées d'un budget total d'environ 600 millions de dollars s'ajoutent à d'autres annoncées en mai par l'agence. Elles consisteront à acheminer sur la Lune des instruments scientifiques devant permettre de préparer le terrain à cette construction.
Cette annonce survient alors que les ambitions lunaires de l'agence spatiale américaine ont été mises à mal par la spectaculaire explosion fin mai de la fusée New Glenn de l'entreprise Blue Origin du multimilliardaire Jeff Bezos.
Malgré cette déconvenue, de hauts responsables de la Nasa se sont montrés rassurants mardi et ont dit envisager "d'autres options" pour envoyer l'alunisseur développé par Blue Origin dans le cas où New Glenn ne pourrait pas être utilisée à temps.
Par ailleurs, l'agence compte "effectuer au moins une mission en 2026" via une autre entreprise, a pointé Carlos Garcia-Galan, responsable de la Nasa pour la base lunaire.
Pour tenir son calendrier serré, la Nasa a notamment évoqué mardi la possibilité de réaffecter un rover martien à un usage lunaire.
Course de vitesse avec la Chine
Après avoir travaillé pendant des années à la construction d'une station spatiale autour de la Lune nommée Gateway, l'agence a a annoncé en mars se concentrer dorénavant sur la création d'une infrastructure au sol, pour laquelle 20 milliards de dollars ont été promis.
Cette base est prévue près du pôle sud lunaire, une zone stratégique en raison de la présence d'eau sous forme de glace dans ses sols, et devrait commencer à être construite à partir de 2029, avait-elle alors annoncé.
Pensé pour concurrencer la Chine, qui ambitionne également d'envoyer des hommes sur la Lune et d'y établir une base, ce plan très ambitieux reste encore vague à plusieurs égards.
L'agence spatiale américaine a commencé à détailler ces derniers mois sa vision, qui comprend notamment des modules d'alunissage, des véhicules tout-terrain lunaires et des drones afin d'étudier le terrain puis d'y construire progressivement des infrastructures telles qu'un réseau électrique et des habitats pressurisés.
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