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Erdogan annonce une opération terrestre sous peu en Syrie
information fournie par Reuters 22/11/2022 à 17:08

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse au sommet du G20 à Bali

Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse au sommet du G20 à Bali

ISTANBUL (Reuters) - L'armée turque va engager une opération terrestre en Syrie "dès que possible" pour éliminer les forces kurdes "terroristes", a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan, alors que les accrochages se multiplient à la frontière turco-syrienne.

L'armée de l'air turque a engagé dimanche l'opération "Griffe Epée" contre des positions kurdes en Syrie et en Irak, détruisant 89 cibles.

L'artillerie turque continuait mardi de pilonner des positions kurdes et d'autres cibles près des villes de Tal Rifaat et Kobané dans le Nord syrien, ont déclaré deux sources militaires syriennes à Reuters.

Ces frappes font suite à l'attentat qui a fait six morts et plus de 80 blessés le 13 novembre à Istanbul. Les autorités turques accusent le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et les YPG (Unités de protection du peuple), milice kurde basée en Syrie, qu'elles considèrent comme des organisations terroristes.

"Nous avons lutté contre les terroristes pendant quelques jours avec nos avions, nos canons et nos fusils", a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'une allocution dans le nord-est de la Turquie.

"Si Dieu le veut, nous allons les éliminer dès que possible avec nos chars et nos soldats", a-t-il ajouté.

La Russie, alliée de Damas, a appelé mardi la Turquie, qui n'en est pas à sa première opération militaire dans le nord de la Syrie, à s'abstenir de toute usage "excessif" de la force.

Ankara a déclaré lundi que des tirs de roquettes des YPG avaient tué deux personnes sur le territoire turc.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les YPG, ont fait état pour leur part de 15 civils et combattants tués dans les frappes turques de ces derniers jours.

La Turquie a dit avoir tué 184 combattants kurdes dimanche et lundi.

Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a affirmé mardi que les frappes se poursuivraient et a de nouveau exhorté les Etats-Unis, qui soutiennent les YPG, à cesser tout soutien aux milices "terroristes".

"Nous disons à tous nos partenaires, les Etats-Unis notamment, à tous les niveaux, que les YPG équivalent au PKK (considéré comme terroriste par Ankara-NDLR) et nous continuons d'exiger qu'ils cessent toute forme de soutien aux terroristes", a-t-il déclaré lors d'une audition devant une commission parlementaire.

Une porte-parole du département d'Etat américain a indiqué que Washington avait fait part de ses vives préoccupations à Ankara quant à l'opération militaire en cours.

"Nous avons pressé la Turquie de s'abstenir de telles opérations, tout comme nous avons mis en garde nos partenaires syriens contre toute attaque et escalade", a-t-il précisé dans un courriel en réponse à une demande de réaction.

(Reportage Suleiman Al-Khalidi à Amman, Humeyra Pamuk à Washington, Lidia Kelly à Melbourne, Ece Toksabay à Ankara, version française Sophie Louet, édité par Myriam Rivet et Jean-Stéphane Brosse)

9 commentaires

  • 22 novembre 22:40

    on a prevu d envoyer des Javelin , des Stinger , des himars ... aux kurdes ... ils se battent pour la liberté ... pour nous ...


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