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Envoi de troupes en Ukraine : "On ne peut rien exclure", réaffirme Gabriel Attal
information fournie par Boursorama avec Media Services 27/02/2024 à 11:36

La France ne peut envisager que "la Russie puisse gagner cette guerre", a martelé le Premier ministre.

Gabriel Attal à Paris, le 25 février 2024. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

Gabriel Attal à Paris, le 25 février 2024. ( AFP / DIMITAR DILKOFF )

"La défaite de l'Ukraine serait notre défaite". Alors que les troupes de Kiev connaissent une série de revers dans l'est du pays, le Premier ministre Gabriel Attal a réitéré mardi 27 février les propos d'Emmanuel Macron sur un éventuellement envoi de troupes sur le théâtre de guerre. "On ne peut rien exclure dans une guerre" qui se tient "au cœur de l'Europe", a-t-il tranché.

"Il n'y a pas de consensus aujourd'hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol. Mais en dynamique, rien ne doit être exclu. Nous ferons tout ce qu'il faut pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre", a expliqué le président français lundi à l'issue d'une conférence internationale de soutien à l'Ukraine à Paris, marquant une très nette évolution de sa position sur le sujet.

En marge d'une visite au Salon de l'agriculture, son Premier ministre a rappelé mardi qu' "il y a deux ans", de nombreux pays "excluaient d'envoyer des armes" y compris de défense aux Ukrainiens. "On est aujourd'hui à envoyer des missiles à longue portée pour soutenir les Ukrainiens face à cette agression".

Une guerre "au cœur de l'Europe"

"Donc ce qu'a rappelé le président de la République, c'est qu' on ne peut rien exclure dans une guerre qui encore une fois agit au cœur de l'Europe et aux portes de l'Union européenne" , a-t-il conclu, estimant qu'Emmanuel Macron "a été clair sur le sujet".

Il a répété que la France ne pouvait envisager que "la Russie puisse gagner cette guerre", que son président Vladimir Poutine puisse "se dire qu'il prend le contrôle d'un autre pays libre et démocratique par la force".

"Je ne veux pas que ma génération et les générations qui viennent grandissent dans un monde (...) de menaces", a-t-il ajouté.

L'envoi de troupes en Ukraine n'est "pas d'actualité" pour le moment, a déclaré de son côté, mais sans l'exclure, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson, dont le pays va devenir le 32e membre de l'Otan. "Ce n'est pas du tout d'actualité pour l'instant" , a-t-il affirmé sur la chaîne publique suédoise SVT en réaction aux propos du président français. "Pour l'instant, nous sommes occupés à envoyer du matériel avancé à l'Ukraine (et ce) de différentes manières", a souligné le chef du gouvernement suédois.

Le double "message" du président Macron, "c'est que nous avons sur l'Ukraine une obligation de résultat", a analysé le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale Jean-Louis Bourlanges sur Sud Radio . Pourquoi ? "Parce que c'est devenu notre guerre , en réalité, notre problème de sécurité est devenu notre guerre même si nous ne sommes pas en guerre", a ajouté le député MoDem.

"On ne pourra pas laisser l'Ukraine s'effondrer et dire 'ben voilà, c'est fini'" , a-t-il prévenu, ajoutant que l'envoi éventuel de troupes au sol, "en cas d'effondrement militaire", est lié au fait que, "pour la première fois" depuis le 24 février 2022, "nous pouvons être engagés dans une grande confrontation avec la Russie en étant seuls", sans les États-Unis, en cas de victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine. "La défaite de l'Ukraine serait notre défaite", a-t-il résumé.

24 commentaires

  • 27 février 16:43

    environement ecrit n'importe quoi: son cas est grave


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