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En visite en Israël, Colonna appelle à une "trêve immédiate"
information fournie par Reuters17/12/2023 à 19:18

La ministre française des affaires étrangères, Catherine Colonna

La ministre française des affaires étrangères, Catherine Colonna

La ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a appelé dimanche à une "trêve immédiate" à Gaza lors d'une visite en Israël, première étape d'un déplacement incluant un passage en territoire palestinien et une étape au Liban, lundi.

La France a condamné samedi un bombardement israélien dans la bande de Gaza qui a causé la mort d'un de ses agents et exigé que "toute la lumière soit faite" sur les circonstances de cette attaque. Catherine Colonna a précisé dimanche que la victime était un agent palestinien travaillant de longue date pour l'institut français de Gaza.

"Une trêve immédiate est nécessaire, permettant d'avancer vers un cessez-le-feu, pour obtenir la libération des otages, pour permettre l'accès et la livraison de davantage d'aide humanitaire à la population civile de Gaza qui souffre et pour progresser vers un cessez-le-feu humanitaire et le début d'une solution politique", a déclaré le cheffe de la diplomatie devant la presse, peu après son arrivée.

En fin de journée, après notamment un entretien avec son homologue Eli Cohen, Catherine Colonna a déclaré qu'Israël devait "préserver la vie des populations civiles, comme le droit international le lui impose".

"Trop de gens meurent, trop de civils innocents (...), les bombardements systématiques causent trop de souffrance", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse organisée à l'aéroport international David-Ben-Gourion de Tel Aviv.

La ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères a également redit "l'urgence d'une trêve humanitaire à Gaza" mais aussi "l'importance de tout faire pour éviter une escalade avec le Liban", où elle se rendra lundi.

Elle a déclaré avoir insisté auprès de tous ses interlocuteurs, notamment lors d'un passage à Ramallah, "sur la nécessité de prévenir un embrasement régional, en Cisjordanie d'abord, où les droits des Palestiniens doivent être respectés et où les violences à leur encontre commises par certains colons extrémistes ne doivent pas rester impunies".

"Il faut une désescalade si nous voulons que le nombre de morts diminue, si nous voulons que la région ne soit pas traversée par plus de tensions encore, il faut des frappes moins systématiques, il faut un esprit de responsabilité, un esprit de maîtrise."

Dans les territoires palestiniens, Catherine Colonna devait s'entretenir avec son homologue, Riyad Malki, "afin de réitérer le soutien de la France à l'Autorité palestinienne et à la population palestinienne à Gaza et en Cisjordanie et sa mobilisation pour répondre à l'urgence humanitaire à Gaza, de manière durable", selon les indications fournies par le Quai d'Orsay.

La ministre devait aussi rencontrer les familles des Français disparus depuis le 7 octobre, dont les autorités estiment qu'ils pourraient être otages du Hamas.

(Reportage Arin Rabinovitch à Jérusalem, Elizabeth Pineau et Benjamin Mallet à Paris)

4 commentaires

  • 18 décembre10:32

    On ne s'imagine pas un instant "si la France était dans la même situation qu'Israël quelle serait sa réaction pour protéger sa survie " ? Cela arrivera peut-être, on ne peut garantir le lendemain


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