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Garanties de sécurité pour l'Ukraine : Zelensky n'a pas "reçu de réponse claire" des Européens malgré les annonces du sommet de Paris
information fournie par Boursorama avec Media Services 07/01/2026 à 15:59

Les discussions réunissant à Paris la trentaine de dirigeants représentant la "coalition des volontaires" a abouti à la signature d'une déclaration d'intention conjointe sur "le déploiement d'une force multinationale après un cessez-le-feu" en Ukraine. S'il a salué des "documents substantiels", le président ukrainien pointe les zones d'ombre persistantes concernant la réponse concrète des Occidentaux à une nouvelle agression russe.

Volodymyr Zelensky, à Paris, le 6 janvier 2026 ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Volodymyr Zelensky, à Paris, le 6 janvier 2026 ( POOL / LUDOVIC MARIN )

Des avancées... mais lesquelles? Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi 7 janvier n'avoir "pas reçu de réponse claire" de la part de ses alliés européens sur la manière dont ils réagiraient concrètement en cas de nouvelle attaque russe contre l'Ukraine après la fin de la guerre.

"C'est une question très difficile (...). Et c'est exactement la question que j'ai posée à tous nos partenaires. Jusqu'à présent, je n'ai pas reçu de réponse claire et sans équivoque" , a déclaré aux journalistes Volodymyr Zelensky, au lendemain d'un sommet à Paris à l'issue duquel Kiev s'est vu promettre des garanties de sécurité de la part des Occidentaux. Il a dit voir une "volonté politique" des alliés de l'Ukraine de lui fournir des "garanties de sécurité solides", mais a plaidé pour que ces garanties soient juridiquement contraignantes et "soutenues par les Parlements, soutenues par le Congrès américain".

Volodymyr Zelensky a aussi estimé que l'Ukraine devait maintenir pour assurer sa sécurité une armée forte de 800.000 hommes, soit deux fois plus que les armées française et britannique combinées, et "dotée d'armes adéquates". "Il est important que nous nous efforcions de garantir le financement de tout cela", a poursuivi le président ukrainien, dont le pays dépend désormais en grande partie du soutien financier et militaire européen.

Les sujets les plus sensibles toujours sur la table

Selon le président ukrainien, Washington et Kiev devaient aborder mercredi à Paris les "questions les plus difficiles" des pourparlers, notamment celles liées aux territoires et à la centrale nucléaire de Zaporijjia. "Une nouvelle session de discussions avec les émissaires du président des États-Unis aura lieu, et ce sera déjà la troisième en deux jours", a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. "Nous attendons que les questions les plus difficiles pour mettre fin à la guerre soient discutées – à savoir celles liées à la centrale nucléaire de Zaporijjia [actuellement occupée par la Russie, ndlr] et aux territoires".

A l'issue du sommet de Paris mardi, les 35 pays membres de la "Coalition des volontaires", essentiellement européens, se sont accordés pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à la surveillance d'un potentiel cessez-le-feu sous "leadership" américain, une fois conclu un hypothétique accord avec la Russie. La Russie a rejeté à de multiples reprises par le passé tout déploiement de forces occidentales en Ukraine, ce qu'elle considère comme une ligne rouge.

2 commentaires

  • 07 janvier 18:19

    La réponse doit être claire : - pas de russe en Ukraine - toutes les destructions provoquées par l'agression russe devront être remboursées par la Russie.


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