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En visite à Gergovie, les leçons d'Histoire du tacticien Mélenchon
information fournie par AFP 10/10/2026 à 18:08

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Melenchon dans le cortège de la Marche des fiertés pour la défense des droits des personnes LGBT+, le 3 octobre 2026 à Paris ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Melenchon dans le cortège de la Marche des fiertés pour la défense des droits des personnes LGBT+, le 3 octobre 2026 à Paris ( AFP / Kenzo TRIBOUILLARD )

Jean-Luc Mélenchon est venu tirer les leçons de l'Histoire. Vantant les mérites de "la guerre de mouvement", chère à LFI, le candidat insoumis s'est offert samedi une visite du plateau de Gergovie, théâtre de la victoire des Gaulois face aux troupes romaines de Jules César.

Féru d'Histoire et de stratégie, le quadruple candidat à la présidentielle en était à sa troisième visite du musée archéologique de la bataille, première défaite militaire infligée à Jules César en 52 avant J.C.

Presque un rituel pour lui.

"Il ne faut jamais oublier qui on est", philosophe Jean-Luc Mélenchon, en discussion avec un responsable du musée. "Il faut être soi-même. Quand on est dans la guerre de mouvement, qui est celle qui m'intéresse, il ne faut pas que le mouvement se disloque. Il faut faire bouger et courir l'adversaire", ajoute-t-il en se baladant dans la fraicheur automnale sur ce plateau situé à 750 mètres d'altitude et offrant une vue à 200 kilomètres à la ronde.

"Une semaine la dette, l'autre les lycéens", souligne le tribun insoumis. Deux dominantes médiatiques récentes, avec leurs lots de polémiques, au cœur desquelles se trouvait La France insoumise.

Le fondateur du mouvement de gauche radicale a théorisé depuis une décennie que sa formation ne devait pas pratiquer une guerre de "position", au risque de s'enliser, mais devait s'en prendre au système en place en imposant rapidement ses thèmes dans les médias et en dictant le tempo de la campagne.

La "guerre de mouvement". C'est également le nom donné à la tactique militaire de Jules César, qui déployait vite ses troupes pour jouer sur l'effet de surprise.

"Sur le plan militaire, j'admire plus les Romains. Les Gaulois étaient plus désordonnés", reconnaît devant la presse le patriarche insoumis qui se prévaut de mener une campagne "carrée".

Dans le musée, il ne peut s'empêcher de noter: "J'aime beaucoup la formation romaine de la tortue, quand chacun est solidaire de son voisin".

La tortue, l'animal totem de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise, connue pour resserrer les rangs quand il s'agit d'affronter les polémiques. Et pour gagner la course face au lièvre, selon la fable.

César ou Vercingétorix?

Mais à Gergovie, les Romains ont commis une erreur. Ils se sont lancés à pied à l'assaut de ce plateau et, lestés de cottes de mailles, se sont épuisés sur la montée.

"C'est pire qu'une primaire", ironise un brin moqueur Jean-Luc Mélenchon à l'écoute du calvaire subi par les légions de César. Une référence à la primaire sociale-démocrate dont le premier tour se tient ce weekend alors que l'ancien sénateur socialiste refuse d'entendre parler de ce processus.

"Il ne faut pas passer sur le terrain de l'adversaire", ajoute-t-il, plus sérieux.

L'Insoumis se sent-il plus proche des Gaulois ou des Romains?

"Je n'arrive pas à trancher entre les deux", dit-il à la presse.

"Dix ans après la bataille, ils étaient romanisés comme personne ici", rappelle-t-il, en référence au concept de "créolisation gauloise" qu'il avait développé lors de son passage à Gergovie à l'automne 2022.

Le leader de LFI était accompagné pour la visite de Marianne Maximi, la députée de Clermont-Ferrand, où il tiendra dimanche un meeting.

"Je viens ici à Gergovie parce que le spectacle est magnifique. Il y a des lieux comme ça qui vous envahissent. La dernière fois que je suis venu, ça m'a habité pendant un mois", explique-t-il.

L'occasion également de montrer aux caméras une image calme et apaisante, ancrée dans la tradition française, et en léger décalage avec le style habituel du "bruit et de la fureur" de celui qui vante maintenant la "Nouvelle France".

"Ça nous inspire de montrer comment ce pays est beau", lance-t-il même.

Et Jean-Luc Mélenchon en profite pour dresser un parallèle avec une de ses figures tutélaires, dont il fut ministre et à qui il a repris le surnom "Le Vieux": François Mitterrand.

"Mitterrand allait à la Roche de Solutré, c'est plus rustique" sourit-il en référence à l'ascension que réalisait chaque année en Bourgogne pendant près de 50 ans l'ancien président socialiste.

2 commentaires

  • 18:52

    Sauf que ses "Gaulois" n'en sont plus!!!!!!! misérable propagandiste


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