Les tractations continuent vendredi à l'Assemblée nationale alors que les députés doivent se répartir différents postes clés au sein du Palais-Bourbon.
Faute d'accord entre les présidents des 11 groupes politiques, les 577 députés votent pour élire le Bureau, plus haute autorité collégiale de l'Assemblée nationale, composé de six vice-présidents, trois questeurs (gestion de l'Assemblée et exécution de son budget) et 12 secrétaires.
Samedi seront désignés les présidents des huit commissions permanentes.
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS :
00h00 - Christine Pirès Beaune, membre du groupe Socialistes et apparentés, Brigitte Klinkert, membre du groupe Ensemble pour la République, et Michèle Tabarot, membre du groupe Droite républicaine, ont été nommées questeures de l'Assemblée nationale.
Les questeurs sont chargés de la gestion financière et administrative de l'Assemblée nationale.
21h00 - Privé de vice-présidence à l'Assemblée, le Rassemblement national dénonce dans un message sur X "un scandale démocratique fruit d’accords passés entre la Macronie et les Républicains et la volonté de l’extrême-gauche d’empêcher une juste représentation de 11 millions de Français".
20h35 - Roland Lescure (Ensemble pour la République) et Annie Genevard (La Droite républicaine) ont été élus vice-présidents de l'Assemblée nationale au deuxième tour de scrutin.
19h20 - Clémence Guetté et Nadège Abomangoli (La France insoumise), Naïma Moutchou (Horizons) et Xavier Breton (Droite républicaine) ont été élus vice-présidents de l'Assemblée nationale dès le premier tour de scrutin.
Les députés ont dû revoter après l'annulation d'un premier scrutin pour irrégularités, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet ayant annoncé que dix enveloppes en trop avaient été décomptées.
Deux vice-présidences restent à pourvoir.
19h10 - Dans un communiqué, le Parti socialiste réclame que le choix d'un Premier ministre par le Nouveau Front populaire passe par un vote des députés de l'alliance de gauche d'ici au 23 juillet.
"Le temps presse. L'impatience citoyenne légitimement monte. L'urgence sociale nous oblige", déclare le PS.
15h32 - "Les députés de la Droite républicaine n'ont pas voulu d'un candidat de l'extrême gauche au perchoir", déclare au micro de LCP le député DR Pierre Cordier.
"Nous avons pris nos responsabilités. Non pas que nous sommes d'accord avec la ligne macroniste mais en tous les cas, nous ne voulions pas d'une bordélisation de l'Assemblée et d'un président qui était l'émanation de la France insoumise".
15h18 - "Nous avons échangé avec les Républicains donc nous nous sommes entendus sur des noms avec les Républicains mais aussi avec le Modem et Horizons", indique au micro de LCP la député EPR Laure Millet, confirmant un accord sur une vice-présidence pour DR ainsi que pour la questure et les secrétaires.
"On est encore en pourparlers pour voir les postes de président de chaque commission permanente", ajoute-t-elle, évoquant le vote qui aura lieu samedi.
15h05 - Le vote au premier tour pour l'élection du Bureau a débuté. Les députés votent successivement sur chaque type de fonction (vice-présidents, questeurs, secrétaires) et le scrutin pourrait donc durer une grande partie de la journée. Pour être élus, les candidats doivent obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés lors du premier ou du second tour. Au troisième tour, la majorité relative suffit.
11h00 - Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a déclaré sur Franceinfo comprendre les plaintes de la gauche concernant le vote de députés-ministres.
"Sans les voix des ministres-députés, Mme Braun-Pivet n'aurait pas été élue. On peut concevoir que, dans la période de démission, ils puissent siéger. Par contre, qu'ils participent à des votes qui ont une influence si importante sur le fonctionnement de la démocratie, ça interroge. Je ne suis pas au Conseil constitutionnel mais je comprends que les forces de gauche saisissent le Conseil constitutionnel."
La députée écologiste Sandrine Rousseau a annoncé réfléchir à tous les "recours juridiques possibles", sans mentionner une saisie du Conseil constitutionnel.
08h44 - Sur BFMTV, le président contesté des Républicains et allié du RN Eric Ciotti appelle à la démission d'Emmanuel Macron, dénonçant "l'exclusion démocratique" des électeurs qui n'ont pas voté pour le camp présidentiel.
"Onze millions d’électeurs sont exclus du débat démocratique puisque les 'combinazione' qui se sont déroulées excluent manifestement les 7 millions qui ont voté à gauche et les 11 millions qui ont voté pour notre coalition. Ça veut dire que 18 millions de Français, quelles que soient leurs convictions, sont exclus du débat démocratique", a-t-il ajouté.
08h25 - Interrogé sur BFM Business sur la situation politique en France, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a tenu à rappeler que "la Banque centrale européenne, comme la Banque de France, ne fait pas de politique", ajoutant cependant qu'il pensait "très important que la France garde la maîtrise de sa dette publique".
7h40 - Marine Tondelier a reconnu sur franceinfo que le NFP avait "perdu une manche" avec la réélection de Yaël Braun-Pivet qu'elle a qualifiée de "cocasse" avant de critiquer la participation au scrutin des ministres démissionnaires également députés.
"On sait qu'il y a 17 ministres démissionnaires encore en poste qui gèrent les affaires courantes et qui ont participé à ce vote. Dans la tradition républicaine ils n'auraient pas dû le faire (...) L'esprit du texte est quand même très clair, on ne peut pas dans la Ve République être en même temps - je sais qu'Emmanuel Macron aime beaucoup le "en même temps" mais il faut arrêter - ministre et député."
7h40 - Sandrine Rousseau, députée Ecologiste-NFP, a déclaré sur TF1 étudier tous les recours juridiques possibles au lendemain du vote de ministres démissionnaires également députés ayant mené à la réélection de Yaël Braun-Pivet.
"On va regarder tous les recours juridiques possibles mais ça fait partie de ces tactiques qui ne sont pas dans l'esprit de la démocratie. Normalement, le gouvernement est tout à fait séparé du Parlement, ça fait partie des fondamentaux de notre Constitution, de nos fondamentaux".
"Il y a un vote mais ce n'est pas dans l'esprit de la démocratie. On voit à quel point Emmanuel Macron cadenasse le pouvoir et utilise toutes les tactiques, combines, possibilités qui lui sont offertes pour conserver le pouvoir", a-t-elle ajouté.
(Rédigé par Zhifan Liu, édité par Kate Entringer)

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