( AFP / INA FASSBENDER )
Le fabricant d'appareils électriques Hager va supprimer une centaine d'emplois en France, partagés entre l'Alsace et Pessac (Gironde), a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
Le groupe allemand, dont les sites français se situent quasiment tous en Alsace, prévoit 147 suppressions de postes compensées par 63 créations, soit un solde net de 84 emplois en moins d'ici au à mars 2027.
En plus de ces suppressions, 73 salariés verront leur contrat de travail modifié, c'est-à-dire qu'ils se verront proposer un autre poste.
"Ce projet n'affecterait ni les équipes de production ni celles de la logistique et concernerait exclusivement les fonctions support, administratives et d'encadrement", promet le groupe dans un communiqué transmis à l'AFP.
Il comprendra "notamment des mesures de départs volontaires, des accompagnements à la retraite et à la reconversion, des mobilités internes, ainsi que la création de nouvelles opportunités professionnelles au sein du groupe".
Parmi ces suppressions, le site de Pessac, près de Bordeaux, qui emploie 35 personnes, va être fermé, a déploré Philippe Faby, délégué syndical CFTC. "Il va y avoir 35 personnes sur le carreau", craint-il, devant l'impossibilité de reclasser ces salariés à l'autre bout de la France.
Mais il y aura "forcément" des licenciements dans le groupe, puisqu'il "n'y aura jamais assez de volontaires à reclasser".
Les employés du site girondin sont essentiellement des développeurs informatiques, activité qui va être externalisée, a précisé David Ethève, délégué syndicat CGT.
Le site le plus touché par les suppressions de postes sera celui d'Obernai (Bas-Rhin), avec une soixantaine de départs, a ajouté le syndicaliste, dénonçant un "PSE de confort" dans une entreprise "très saine" qui emploie environ 3.500 personnes en France.
Et les 63 créations de postes promises par la direction ne bénéficieront majoritairement pas aux salariés dont le poste est supprimé, craint-il.
Le groupe justifie le plan social par "une trajectoire de transformation de long terme visant à préserver durablement sa compétitivité, à accompagner l'évolution de ses marchés et de ses technologies, et à soutenir les investissements nécessaires à sa croissance future".
Le plan social a fait l'objet d'un accord entre la direction et les organisations syndicales. Il doit encore être validé par les autorités administratives.
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