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Electricité : "Il est largement possible de diviser le prix par deux voire par trois", assure Fabien Roussel
information fournie par Boursorama avec Media Services 06/02/2024 à 12:08

Fabien Roussel à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le 17 novembre 2023. ( AFP / JULIEN DE ROSA )

Fabien Roussel à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le 17 novembre 2023. ( AFP / JULIEN DE ROSA )

"Il faut retrouver les coûts de l'électricité d'il y a deux ans", a indiqué le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et député du Nord Fabien Roussel sur France 2 ce mardi 6 février.

Le 1er février dernier, la facture d'électricité des Français a augmenté d'un peu moins de 10% en moyenne, avec le retour d'une taxe gouvernementale qui concerne tous les abonnés.

Ce mardi 6 février sur France 2, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et député du Nord, Fabien Roussel, a déploré le fait que le prix de l'électricité "ne cesse d'augmenter". "Il est largement possible de diviser par deux voire par trois, selon les cas, (le prix de) l'électricité produite en France", a-t-il assuré.

"Nous sommes autosuffisants : nous produisons suffisamment d'électricité pour répondre à nos besoins. Retrouvons cette souveraineté énergétique !", a-t-il souhaité. "Nous allons mettre ce combat-là au cœur de la campagne des élections européennes. Nous ferons la démonstration que ce coût est largement supportable pour la France car cela va nous permettre de redonner du pouvoir d'achat aux Français, mais aussi de redonner de la compétitivité à nos entreprises", a promis Fabien Roussel, évoquant les augmentations de factures d'électricité pour les PME. "Il faut retrouver les coûts de l'électricité d'il y a deux ans", a indiqué Fabien Roussel.

Alors que la dette de la France atteint 3 000 milliards d'euros, comment une telle mesure serait faisable ? "Ces dix dernières années, nous avons payé 430 milliards d'euros d'intérêts aux banques", s'est indigné le patron du PCF. "Ce n'était pas le cas quand il y avait une Banque de France qui finançait l'économie. Il y a aujourd'hui une Banque centrale européenne (BCE) et nous demandons qu'elle prête directement aux États", a-t-il poursuivi.

Puis d'ajouter : "Nous disons même que la BCE peut créer aujourd'hui un fonds européen dédié au financement des services publics, de la transition écologique, et prêter à taux zéro voire à taux négatif quand il s'agit de répondre aux besoins de l'humanité, aux besoins de chaque pays."

Le gouvernement veut sortir du bouclier tarifaire

Les factures vont augmenter alors que le prix du mégawattheure (MWh) dégringole sur les marchés. Il se négocie actuellement autour de 80 euros, certes plus qu'avant la crise énergétique quand il coûtait 50 euros, mais plus de deux fois moins qu'il y a un an (190 euros), et très loin des sommets atteints à l'été 2022 (1.000 euros).

Alors pourquoi cette hausse ? Elle découle d'une décision du gouvernement de sortir progressivement du bouclier tarifaire, très coûteux pour les finances publiques. Pour cela, il rétablit partiellement la taxe intérieure de consommation finale de l'électricité (TICFE) qui avait été abaissée au minimum pour la mise en place du bouclier tarifaire. Elle va remonter en février, de 1 à 21 euros par mégawattheure, comme le budget 2024 le permettait. Avant la crise, elle était de 32,44 euros.

Sans le relèvement de cette accise, la facture aurait dû baisser en moyenne de 0,35%, selon la commission de régulation de l'énergie. La hausse de taxe rapportera 6 milliards d'euros à l'Etat cette année, mais un retour complet à la normale aurait pu rapporter 9 milliards.

Le relèvement de cette taxe devrait se traduire par "une hausse de 9% en moyenne pour tout le monde" sur la facture, résume à l'AFP le Médiateur de l'énergie. "En agissant sur les taxes, plus particulièrement la TICFE (...) ce sont bel et bien tous les abonnés à l'électricité qui vont voir leur facture augmenter" , a réagi UFC-Que choisir après l'annonce de Bercy le 21 janvier.

La facture augmentera de 8,6% pour les ménages abonnés au tarif réglementé "base" d'EDF et de 9,8% pour les abonnés au tarif "heures pleines / heures creuses". Ils représentent près de 20 millions de foyers. La hausse sera de 10,1% pour quelque 400.000 ménages abonnés en tarif "effacement jour de pointe" ou "tempo" qui permet de bénéficier de tarifs avantageux en contrepartie d'une consommation flexible.

Selon les exemples communiqués par Bercy, pour une maison de quatre pièces chauffée à l'électricité (9 MWh/an), la facture augmenterait de 17,80 euros par mois. Un appartement d'une pièce non chauffé à l'électricité verrait sa facture d'électricité moyenne mensuelle augmenter de 4,50 euros.

17 commentaires

  • 08 février 08:27

    Il n a rien inventé, Zemmout l avait dit a lemaire lors de la campagne présidentielle.
    Il reprend les mots , comme Mc ron ,npour sa loi d immigration... c est pas bien les copiés collés


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