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Édouard Philippe refuse la primaire, renvoie les choix à février
information fournie par AFP 01/11/2026 à 21:47

Le maire du Havre et candidat Horizons à la présidentielle Edouard Philippe, le 11 avril 2026 à Paris   ( AFP / Ian LANGSDON )

Le maire du Havre et candidat Horizons à la présidentielle Edouard Philippe, le 11 avril 2026 à Paris ( AFP / Ian LANGSDON )

Édouard Philippe ne participera pas à une primaire de la droite et du centre. Opposé depuis des mois à ce mode de départage, le maire du Havre a réaffirmé sa position dimanche sur TF1, quelques jours après la proposition lancée par son concurrent Gabriel Attal, et invité ses rivaux à prendre leurs "responsabilités" au mois de février.

Une "primaire de la division" et de la "confusion" : Édouard Philippe a balayé dimanche la proposition de "primaire des démocrates" mise sur la table par Gabriel Attal pour éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

"C'est une primaire de la division, parce que le principe même d'une primaire, c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or, je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions", a d'abord affirmé l'ancien Premier ministre pour justifier sa position.

"Et puis c'est une primaire de la confusion parce qu'elle rassemble des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour M. Attal, et d'autres qui tendent la main à l'union des droites", a poursuivi Édouard Philippe, alors que la question du périmètre de cette primaire - jusqu'où au centre-gauche et à droite ? - agite les débats depuis plusieurs semaines.

Le suspense quant à la position du maire du Havre était faible. Mercredi soir, son parti, Horizons, avait déjà rejeté l'idée de primaire de l'autre ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas ce +en même temps+ aussi cafouilleux qu'hasardeux qui permettra d'éviter" un duel RN-LFI, avait ainsi fustigé le président du groupe à l'Assemblée nationale, Laurent Marcangeli.

Fin mot en février ?

Si Édouard Philippe s'est dit sur TF1 convaincu que "cette primaire n'aura pas lieu", il n'appelle pas pour autant ses concurrents à se ranger derrière lui : "S'agissant du premier tour, que ceux qui ont des choses à proposer aux Français le fassent, ils sont tous légitimes", a insisté l'ancien Premier ministre.

Pour Édouard Philippe, l'heure du départage entre les nombreux candidats déclarés de la droite et du centre viendra en "février".

"Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités", a prédit le candidat Horizons. "Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose. Eh bien, écoutez, j'en tirerai les conséquences", a assuré Édouard Philippe sur TF1.

Mais le maire du Havre, bien que favori dans l'espace du centre et de la droite dans les sondages, est lui aussi dans une dynamique négative depuis quelques semaines.

"Édouard (Philippe) a commencé à se mettre sur le toboggan, mais je ne suis pas sûr qu'il le sente", s'inquiétait dans la semaine un cadre du bloc central.

Derrière lui, la liste des prétendants est longue. Gabriel Attal, Dominique de Villepin, Bruno Retailleau, David Lisnard, Xavier Bertrand : les candidats déclarés ou en passe de l'être sont nombreux et aucun ne semble, selon les sondages, en mesure de parvenir au second tour.

L'idée formulée par Gabriel Attal, mais poussée également par le MoDem, est donc de faire émerger une seule candidature de cet espace, qui a pris l'habitude depuis 2024 de gouverner ensemble, via une primaire.

Dans la semaine, l'ancien Premier ministre LR, Michel Barnier, soutien de Bruno Retailleau, a lui aussi plaidé pour une primaire "de la droite et du centre".

Mais parmi ceux qui défendent ce mode de départage, des désaccords persistent sur son périmètre.

L'offre initiale de Gabriel Attal semblait adressée aussi à Raphaël Glucksmann. Mais ce dernier n'entend pas participer à une seconde primaire, après celle des sociaux-démocrates qu'il a remportée.

Ce week-end, dans la Tribune Dimanche, le chef des députés MoDem, Marc Fesneau, s'est quant à lui opposé à la présence du maire de Cannes David Lisnard, l'accusant d'être un agent de "l'union des droites" et donc de travailler à une alliance avec le RN.

Le maire de Cannes, tenant d'une droite libérale, s'est défendu dimanche et as assuré que sa "démarche" était "indépendante". Il a promis qu'il ne gouvernerait "ni avec les +macronistes+, ni avec le RN", "cela a toujours été clair et net".

4 commentaires

  • 17:54

    Et se passera ce qui devait arriver... La droite divisée ne sera pas au second tour. Il nous en fait déjà des boutons!

    E Philippe de droite, elle est bien bonne celle là :))


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