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Eau : vers un "principe préleveur-payeur" pour "l'agriculture intensive"
information fournie par Boursorama avec Media Services 27/07/2023 à 15:57

Telle est la proposition de l'association UFC Que Choisir, qui a consacré une étude aux pratiques d'irrigation dans le pays.

(illustration) ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

(illustration) ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

Pour préserver les ressources en eau, l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir réclame "la mise en oeuvre du principe préleveur-payeur dans les redevances payées par l'agriculture intensive", dans un communiqué publié jeudi 27 juillet.

L'association, qui avait déjà appelé en juin à un vaste plan de rénovation des réseaux d'eau en France, où un litre sur cinq se perd du fait de fuites, cible cette fois les pratiques d'irrigation de "l'agriculture intensive", qui représente selon elle l'immense majorité des pratiques, moins de 15% de la surface agricole utile étant dédiée au bio et aux pratiques agroécologiques.

Les "mesurettes" du plan Eau de l'Etat dans le viseur

"Les sommes versées par les agriculteurs en contrepartie de leurs prélèvements en eau ne constituent qu'une bien faible incitation à réduire les prélèvements", affirme-t-elle, soulignant que ces sommes "ne représentent selon les régions que 2% à 15% du total des redevances pour prélèvements perçues par les agences de l'eau, l'essentiel de la note (entre 51% et 82%) étant payé par les consommateurs".

Elle estime que le plan Eau présenté par le gouvernement en mars ne comporte que "des mesurettes", faite de contraintes, et juge qu'il y a urgence à agir alors que 42 départements sont déjà soumis (au 26 juillet), sur tout ou partie du territoire, à des restrictions de prélèvements dans les nappes phréatiques ou les rivières.

Rappelant que l'agriculture représente 58% de la consommation nette d'eau en France, l'UFC-Que Choisir souligne qu'en été, sa ponction dans la ressource représente "jusqu'à plus de 90% des consommations pour les départements de la façade atlantique et du Sud-Ouest, notamment du fait de la prépondérance du maïs dont les besoins en eau, à la différence des autres grandes cultures, sont concentrés entre juillet et août".

En France, où environ 5% des cultures sont irriguées, les "prélèvements d'eau destinés à l'irrigation qui ont plus que doublé (+118%) entre 2010 et 2020", et certains agriculteurs ne déclarent pas les volumes d'eau prélevés, à l'instar de la moitié des 20.000 irrigants du bassin Adour-Garonne qui "ne font aucune déclaration", souligne l'association.

"En l'absence de véritable incitation financière à accomplir la transition écologique, il n'y a aucune chance que l'agriculture intensive renonce à ses pratiques aussi polluantes que dispendieuses en eau", affirme-t-elle, appelant par ailleurs à "une réorientation des aides de la PAC (Politique agricole commune européenne) vers les modes de productions les plus économes en eau".

8 commentaires

  • 27 juillet 19:08

    Cigaloo si tu fait payer les agriculteurs c'est le consommateur donc toi qui va régler l'addition.


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