( POOL / GUILLAUME SOUVANT )
Le tribunal de commerce d’Orléans a validé jeudi l’ouverture du plan de cession de Duralex et confirmé la poursuite d’activité de la célèbre verrerie, en redressement judiciaire depuis le 1er juin dernier, a-t-on appris auprès des syndicats.
Les débats ont duré un peu plus d’une heure et la prochaine audience, qui devrait permettre d’examiner les offres de reprise, a été fixée au 17 septembre.
Les repreneurs potentiels ont jusqu’au 6 août prochain pour déposer un dossier de reprise. Selon un délégué FO, il y aurait eu à ce jour "une quarantaine de marques d’intérêt", ce qui n’augure en rien de l’éventuelle constitution d’un dossier. "Rien n’est finalisé", a complété un représentant de la CGT.
Juste avant l’audience, une quarantaine de militants s’étaient réunis devant le tribunal à l’appel de la CGT pour manifester leur soutien à Duralex, qui emploie 243 salariés à La Chapelle Saint-Mesmin, dans l’agglomération d’Orléans.
Dans l’usine, la production, mise en pause le 12 juin dernier pour réduire les charges et concentrer les effectifs sur l’emballage et la préparation des commandes, a redémarré ce lundi, avec la relance d’une ligne de fabrication.
En difficulté financière, l’entreprise, fondée en 1945 et célèbre pour ses verres réputés incassables, en est à son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de 20 ans.
Il y a deux ans, Duralex avait été reprise en Scop par les salariés, mais l’entreprise n’a pas réussi à redresser ses comptes.
A la mi-avril, la verrerie avait annoncé le départ de son directeur général, François Marciano, l’un des principaux artisans du passage en Scop. Il a depuis été remplacé par la directrice marketing et commerciale de l’entreprise, Peggy Sadier, qui n’était pas présente lors de l’audience.
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