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"Donald Trump m'a violée", témoigne une ancienne journaliste
information fournie par Reuters 27/04/2023 à 07:19

Photo d'E. Jean Carroll au tribunal fédéral de Manhattan

Photo d'E. Jean Carroll au tribunal fédéral de Manhattan

par Jonathan Stempel et Jack Queen

NEW YORK (Reuters) - Une auteure a accusé mercredi l'ancien président américain Donald Trump de l'avoir violé il y a près de 30 ans, lors d'un procès au civil à New York.

"Je suis ici car Donald Trump m'a violé, et quand j'ai écrit sur (ce viol), il a menti et dit que cela ne s'était jamais produit", a déclaré E. Jean Carroll devant le tribunal fédéral de Manhattan. "Il a menti et ruiné ma réputation, et je suis là pour essayer de reprendre ma vie en main."

E. Jean Carroll, une ancienne chroniqueuse au magazine Elle âgée de 79 ans, souhaite obtenir des réparations de la part de Donald Trump, candidat à l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle de 2024 âgé de 76 ans.

Son action en justice porte sur une rencontre supposée dans une cabine d'essayage d'un grand magasin de New York à la fin de 1995 ou au début de 1996, où E. Jean Carroll affirme que Donald Trump l'a violée avant qu'elle ne parvienne à s'enfuir.

Selon l'ancienne journaliste, Donald Trump a porté atteinte à sa réputation lorsqu'il a qualifié sa plainte de canular, de mensonge et "d'arnaque complète" sur son réseau social Truth Social, ajoutant que E. Jean Carroll n'était pas son "genre" et avait porté ces accusations uniquement pour vendre ses mémoires.

L'ancien président américain n'assiste pas au procès, qui a débuté mardi, comme il en a le droit. Il doit participer jeudi à un meeting dans le New Hampshire et ne devrait probablement pas témoigner.

Donald Trump a continué mercredi à railler les accusations portées par E. Jean Carroll sur son réseau social, décrivant l'avocat de l'ancienne journaliste comme un "agent politique" et la plainte pour viol comme "une arnaque inventée de toute pièce".

"Il s'agit d'une histoire frauduleuse et mensongère. Chasse aux sorcières!", a-t-il écrit sur Truth Social.

Le juge de district Lewis Kaplan a prévenu l'ancien président qu'il s'exposait à des poursuites s'il continuait à discuter de l'affaire.

(Avec la contribution de Luc Cohen et Susan Heavey; version française Camille Raynaud)

5 commentaires

  • 27 avril 12:03

    Respects à Mme E. Jean Carroll. ! Démarche difficile vu la position de D.Trump. La force des harceleurs tient dans la caution tacite dune foule silencieuse cette inaction violente qui banalise ces comportements. En France "moins de 10 % déposent plainte, et seule 1 plainte sur 10 aboutira à une condamnation » [cit. (Bousquet et al., 2016) dans ISSN 1158-1360].


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