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Des frappes israéliennes visent Beyrouth, un centre de commandement du Hezbollah touché
information fournie par Reuters 28/09/2024 à 07:05

(Actualisé avec détails)

par Maya Gebeily, Tom Perry et Emily Rose

De nouvelles frappes israéliennes ont visé les banlieues du sud de Beyrouth, la capitale libanaise, aux premières heures de samedi, après une attaque d'une intensité sans précédent qui visait des responsables du Hezbollah.

Des témoins de Reuters ont entendu plus de 20 frappes distinctes dans la nuit de vendredi à samedi. Des milliers de Libanais, abandonnant leurs logements, se sont rassemblés sur des places, dans des parcs et sur les trottoirs du centre-ville de Beyrouth ainsi qu'en bord de mer.

L'armée israélienne a déclaré samedi qu'une dizaine de projectiles avaient été tiré en direction d'Israël depuis le Liban et que "certains" d'entre eux avaient été interceptés.

Beyrouth a été la cible de frappes pendant cinq heures tôt samedi, l'attaque la plus importante menée par Israël contre la capitale libanaise en près d'un an de guerre.

Plus tôt vendredi, l'armée israélienne avait bombardé le quartier général du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, lors d'une attaque qui visait selon toute vraisemblance le secrétaire général du mouvement chiite libanais, Hassan Nasrallah.

Un haut responsable israélien a déclaré que des hauts commandants du Hezbollah étaient visés.

Alors que des journalistes lui demandaient si Hassan Nasrallah avait été tué dans la frappe de vendredi, le responsable a dit: "Je pense qu'il est trop tôt pour le dire. Parfois, ils cachent le fait que nous avons réussi."

Une source proche du mouvement chiite libanaise, soutenu par l'Iran, a déclaré que le chef du Hezbollah était vivant. Un haut responsable iranien a dit à Reuters que Téhéran était en train de déterminer le sort de Hassan Nasrallah.

Ces nouvelles frappes interviennent quelques heures après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré à la tribune de l'Onu, à New York, qu'Israël avait le droit de combattre pour sa "survie".

"Tant que le Hezbollah choisit le chemin de la guerre, Israël n'a pas le choix. Israël a le droit d'éliminer cette menace et de permettre à ses citoyens de rentrer chez eux en toute sécurité", a-t-il dit.

Plusieurs délégations avaient quitté la salle avant son intervention à la tribune, tandis que certains de ses partisans clamaient leur soutien dans les couloirs. Benjamin Netanyahu a ensuite écourté son séjour à New York pour rentrer en Israël.

L'armée israélienne a par ailleurs annoncé dans la nuit de vendredi à samedi avoir tué Mohamed Ali Ismail, le commandant de l'unité de missile du Hezbollah, et son adjoint, Hussein Ahmed Ismail dans le sud du Liban.

LE BILAN S'ALOURDIT

Le ministère libanais de la Santé a fait état d'un bilan provisoire de six morts et 91 blessés après l'attaque menée vendredi contre les banlieues du sud de Beyrouth.

Le bilan définitif semble toutefois être bien plus élevé. Aucun détail concernant les victimes des frappes ayant été menées plus tard n'a été donné. Plus de 700 personnes ont été tuées par les frappes menées cette semaine au Liban, ont dit les autorités.

L'armée israélienne a appelé les habitants de certaines parties des banlieues sud de la capitale libanaise à évacuer, alors qu'elle ciblait des lance-missiles et des dépôts d'armes se trouvant, selon elle, sous des logements civils.

L'escalade de cette semaine a fait plus 100.000 déplacés au Liban, ce qui porte le nombre total de personnes déplacées en raison du conflit dans le pays à bien plus de 200.000.

Israël s'est fixé pour objectif de permettre le retour dans leurs foyers d'environ 70.000 habitants du nord d'Israël chassés par les tirs du Hezbollah, quasi quotidiens depuis le déclenchement de la guerre à Gaza il y a près d'un an.

Attisé par la guerre dans la bande de Gaza, le conflit entre Israël et le Hezbollah est le plus grave depuis plus de 18 ans.

La France et les Etats-Unis ont proposé mercredi une trêve immédiate de 21 jours et ont déclaré que les négociations se poursuivaient, notamment en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

(Avec Tom Perry et Timour Azhari à Beyrouth, Jana Choukeir et Nadine Awadalla à Dubaï, Phil Stewart à Washington, rédigé par James Mackenzie; version française Camille Raynaud)

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