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Des dirigeants mondiaux attendus en Suisse pour participer au sommet pour la paix en Ukraine
information fournie par Reuters 14/06/2024 à 10:07

Le président ukrainien Zelensky lors d'une interview à Kiev

Le président ukrainien Zelensky lors d'une interview à Kiev

par Dave Graham et Tom Balmforth

Des dirigeants mondiaux sont attendus ce week-end en Suisse pour participer, aux côtés du président ukrainien Volodimir Zelensky, à un sommet pour la paix en Ukraine auquel la Russie n'a pas été conviée.

Ce sommet se déroulera les 15 et 16 juin dans l'hôtel de luxe du Bürgenstock, dans le canton de Nidwald, près de Lucerne dans le centre de la Suisse.

Le président français Emmanuel Macron, la vice-présidente américaine Kamala Harris et les chefs de gouvernement de l'Allemagne, de l'Italie, de la Grande-Bretagne, du Canada, et du Japon feront notamment le déplacement.

L'Inde, qui a aidé Moscou à résister au choc économique causé par les sanctions imposées par les pays occidentaux en raison de la guerre en Ukraine, devrait envoyer une délégation en Suisse. La Turquie et la Hongrie, qui ont conservé des liens avec la Russie, seront représentées par leurs ministres des Affaires étrangère.

La Chine sera la grande absente de ce sommet, Pékin ayant décliné l'invitation adressée en janvier par Volodimir Zelensky au président chinois Xi Jinping.

"Cette réunion constitue d'ores et déjà un résultat", a dit mardi Volodimir Zelensky, reconnaissant toutefois le défi que représente le maintien du soutien international à l'Ukraine alors que la guerre est entrée dans sa troisième année.

"Réunir les pays qui sont nos partenaires et ceux qui ne le sont pas est, en soi, une mission difficile pour l'Ukraine alors que la guerre n'en est plus à son premier mois", a dit Volodimir Zelensky.

"FUTILE"

La Russie a estimé que l'idée d'un sommet où elle n'était pas conviée était "futile".

Moscou a lancé en février 2022 ce que le Kremlin a présenté comme une "opération militaire spéciale" en Ukraine mais que Kyiv et ses alliés dénoncent comme une invasion.

L'idée d'un sommet pour la paix en Ukraine, lancée après que Volodimir Zelensky a présenté un plan de paix en dix points à l'automne 2022, avait tout d'abord été accueillie favorablement par de nombreux pays.

La guerre opposant Israël au Hamas dans la bande de Gaza a toutefois freiné cet élan, et Moscou a tenté de discréditer le sommet en remettant sa validité en question.

La Chine et le Brésil ont depuis présenté un plan de paix distinct, qui prévoit la participation des deux parties au conflit. Moscou a dit soutenir les efforts de la Chine visant à mettre fin à la guerre.

Kyiv n'a pas caché sa frustration à l'égard de la décision de la Chine de ne pas participer au sommet, Volodimir Zelensky accusant même Pékin d'aider Moscou à perturber l'événement.

Les discussions devraient aborder les questions de la sécurité alimentaire, de la liberté de navigation, des échanges de prisonniers et de la sécurité nucléaire, ont déclaré des représentants.

ET APRÈS?

La plupart des discussions autour du sommet organisé en Suisse se sont concentrées sur la date et le lieu auxquels se tiendraient la prochaine réunion.

Andri Yermak, directeur de cabinet du président ukrainien, a déclaré cette semaine qu'un "grand nombre" de pays étaient d'ores et déjà intéressés. "Nous étudions la possibilité d'inviter un représentant de la Russie lors du prochain sommet", a-t-il dit.

La Suisse espère que le sommet de Bürgenstock ouvre la voie à un "futur processus de paix" auquel participerait la Russie.

Volodimir Zelensky assiste cette semaine au sommet du G7 qui se tient en Italie, lors duquel il a signé jeudi avec le président américain Joe Biden un accord bilatéral de sécurité d'une durée de 10 ans entre leurs deux pays.

La Suisse espère qu'un communiqué commun sera publié à l'issue du sommet, si un consensus émerge parmi les participants.

(version française Camille Raynaud)

8 commentaires

  • 14 juin 13:12

    En revanche, concernant le lieux, les complices de AH avaient été jugés en Allemagne à Nuremberg sous supervision américaine. Un procès à Volgograd sous supervision Allemande répondrait à une certaine logique.


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