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Défense : l'armée de l'Air confie la gestion de ses recrutements à la start-up Gojob, spécialisée dans l'IA
information fournie par Boursorama avec Media Services 13/04/2026 à 14:12

L'entreprise va présélectionner grâce à l'IA les candidatures pour l'armée de l'Air française.

Un Rafale. (illustration) ( AFP / PHILIPPE LOPEZ )

Un Rafale. (illustration) ( AFP / PHILIPPE LOPEZ )

L'armée de l'Air et de l'Espace a sélectionné la start-up française Gojob, spécialiste du recrutement temporaire avec des solutions d'intelligence artificielle, pour gérer l'ensemble de ses besoins en personnel, a annoncé lundi 13 avril l'entreprise.

Après une phase de test, Gojob déploie sa solution d'IA depuis le 1er avril "pour gérer et pré-qualifier l'ensemble des candidatures et des recrutements de l'institution , soit environ 70.000 dossiers par an", selon un communiqué. "Il y a 4.000 personnes à recruter tous les ans de façon permanente. Ça reste un enjeu extrêmement important", a déclaré à l' AFP le général Philippe Hirtzig, directeur des ressources humaines de l'armée de l'Air et de l'Espace. L'institution recrute sur 50 métiers, de cuisinier sur une base aérienne à pilote d'hélicoptère, a-t-il complété.

Une première sélection faite par IA à partir de critères spécifiques comme l'âge (il faut être majeur pour rejoindre l'armée) et la nationalité (il faut être citoyen français, sauf pour rejoindre la Légion étrangère) doit permettre de prioriser rapidement les candidatures les plus pertinentes avant que les recruteurs de l'armée prennent le relai et contactent directement les candidats.

Biais des algorithmes

S'il se généralise progressivement, le recrutement à l'aide de l'IA continue à faire débat en raison notamment de biais des algorithmes qui peuvent reproduire ou amplifier les discriminations.

Grâce aux tests menés en amont, "on a l'assurance que les biais de l'intelligence artificielle ne sont pas discriminants" , a indiqué le général Philippe Hirtzig, ajoutant que "des contrôles par échantillonnage" seront menés.

"Tous nos modèles peuvent être audités", a assuré pour sa part Benjamin Vallat, directeur général adjoint de Gojob, expliquant avoir mis en place des garde-fous pour structurer les données en évitant les biais.

Ce partenariat, dont le montant n'a pas été dévoilé, permet selon le général Philippe Hirtzig de mettre en avant une solution "souveraine" répondant "au canon des certifications et des garanties de sécurité" françaises et européennes.

Fondée en 2015, Gojob, qui collabore aussi avec France Travail, revendiquait en 2025 un chiffre d'affaires de près de 200 millions d'euros. Elle compte quelque 250 salariés répartis entre la France et les États-Unis.

1 commentaire

  • 14:52

    Et cela va coûter combien pour faire un travail (le recrutement) qui est celui des militaires?


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