PHOTO DE FICHIER : LE PREMIER MINISTRE FRANCAIS LIONEL JOSPIN SERRE LA MAIN A BESANCON
L'ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure du socialisme français, est décédé à l'âge de 88 ans, ont déclaré lundi deux sources au sein du Parti socialiste.
Chef du gouvernement de 1997 à 2002, il a été l'artisan de grandes réformes sociales en France comme les 35 heures et le Pacte civil de solidarité (PACS), mais l'homme politique réputé pour sa droiture n'est jamais parvenu à atteindre l'Elysée.
Le président Emmanuel Macron a salué sa mémoire sur le réseau social X, honorant "un grand destin français".
"Par sa rigueur, son courage et son idéal de progrès, il incarnait une haute idée de la République", écrit-il.
Le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, a rendu hommage sur X à "son action, guidée par une certaine idée du progrès social et des valeurs républicaines" qui "laisse une empreinte durable et un modèle d’engagement".
"La France sait qu'un de ses plus grands dirigeants vient de s'éteindre", souligne pour sa part l'ancien président François Hollande, qui lui succéda à la tête du Parti socialiste en 1997.
Au lendemain du second tour des élections municipales, qui ont mis crûment au jour les fractures de la gauche, certaines réactions résonnent comme autant de rappels à l'ordre et de mises en garde.
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, loue en Lionel Jospin "une gauche exigeante, intègre, républicaine."
"A l'heure où les repères vacillent, son parcours rappelle qu'on peut gouverner sans concession à l’air du temps", dit-il sur X.
Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture de Lionel Jospin, estime dans un communiqué que le héraut de la gauche plurielle savait "construire des alliances solides sans sacrifier l'essentiel".
"La leçon devrait nous habiter", souligne-t-elle, saluant une gauche "qui refuse les accommodements faciles, qui tient la ligne même quand le vent tourne".
L'ancienne ministre du Travail Martine Aubry, qui mit en oeuvre la réforme des 35 heures, s'est souvenue sur France Inter d'un homme politique "d'une rigueur morale absolue". "C'était un homme d’État et je n’en vois pas beaucoup aujourd’hui, à droite comme à gauche", a-t-elle lancé.
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui, alors socialiste, fut son ministre délégué à l'Enseignement professionnel (2000-2002), vante sur X "un modèle d'exigence et de clarté".
Le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a dédié sa victoire au défunt.
"Lionel a été une figure tutélaire pour plusieurs générations, et a inlassablement ouvert la voie", déclare-t-il sur X.
(Rédigé par Sophie Louet, avec Elizabeth Pineau, édité par Bertrand Boucey)

23 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer